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mercredi, 17 janvier 2007
Les aventures de l'inspecteur Closett (épisode 2)
Nous avions donc abandonné notre inspecteur Closett, masque à gaz sur le nez, et son chien Filou, errant dans la bucolique mais polluée plaine de Chambon, entre Châteauroux et Déols.
Par chance pour l'inspecteur, enfin, maintenant que nous le connaissons bien, appelons-le par son prénom : vous l'aviez deviné, il s'appelle Walter. Donc par chance pour Walter, et dommage pour Filou, l'enquête va se poursuivre "indoor", armé d'un téléphone et d'un annuaire.
Afin de mettre fin aux turpitudes du puant tuyau de béton, ce bon inspecteur, qui n'a que ça à faire, va donc s'adresser en premier aux responsables des l'entretien des tuyaux incriminés, l'entreprise philanthropique la "Lyonnaise des Eaux".
Le gentil monsieur qui répond est d'accord pour envoyer une équipe pour déboucher la canalisation, mais il faut lui donner un nom, celui de la personne qui doit payer.
L'inspecteur , lui, est un peu serré du porte-monnaie, et comme il paye déjà des impôts, il décide de s'adresser à qui les reçoit, soit la municipalité.
A la Mairie de Châteauroux, on lui répond que les égoûts et autres trucs du même genre ont désormais à voir avec la Communauté d'Agglomération.
Pour le moment, tout le monde est très gentil, mais depuis quelques temps, chez les habitants du lotissement, les odeurs commencent à remonter dans les salles d'eau et les trop-pleins des gouttières, les toilettes ont du mal à se vidanger, les baignoires se bouchent... enfin, l'asphyxie est proche.
Donc, ça presse.
La Communauté d'Agglomération est très gentille (comme la Mairie), mais elle regrette de ne rien pouvoir faire car il se trouve malencontreusement que la rue de la Vallée de Chambon, non contente d'être affublée d'un nom à rallonge qui ne tient pas dans les cases de l'administration, n'a jamais été rétrocédée à la Ville, pour cause de malfaçons (ça, on s'en doutait un peu).
Bon sang mais c'est bien sûr ! C'est pour ça que les riverains avaient dû crier et batailler bec et ongles pour que l'éclairage public soit enfin raccordé au bout de plusieurs mois.
Il faut donc appeler une agence immobilière, Chapelot-Pélegrin, qui gère les locations du lotissement.
A l'agence, après passage de bureau en bureau, on confie sotto-voce à l'inspecteur, parce qu'il est bien sympathique - et parce qu'il est inspecteur - que pour avoir des résultats, il faut trouver M. Pélegrin en personne.
La quête touche à sa fin.
La société Pélegrin immobilier hélas, n'existe plus, mais il se trouve que son créateur, tel le phénix renaissant de ses cendres, oeuvre désormais à la tête de la société "Promotion Centre-sud".
Est-ce une coïncidence ? le lendemain du premier fax un peu musclé à la dite société, les égoûts sont purgés (l'opération durera une semaine, soit dit en passant).
Cette histoire a déjà quelques mois.
Si vous passez dans le quartier ces jours-ci, vous pourrez constater que la rue de la Vallée sent à nouveau le soufre.
Mais maintenant, on sait à quelle porte de l'enfer il faut frapper.
14:05 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : environnement, promoteur immobilier, pollution, administration


Commentaires
A angers, c'est le prix du théâtre que je vois apparaître puis disparaître, mystérieusement !
Ecrit par : Stéphane | mercredi, 17 janvier 2007
Je confirme et j'applaudis M.Closett pour sa superbe enquête puisque, habitant dans cette rue, ai pu constater la disparition des bonnes odeurs d'égouts et autres... Mais qu'en est-il de la mort au rat? Filou y survivra-t-il? N'est-ce pas dangereux pour les enfants de bas-âge qui ne peuvent pas lire les (superbes et très décoratifs) écriteaux de la Mairie qui nous avertissent de la présence de ces produit? j'espère avoir plus de précision dans les prochaines enquêtes de WC ^^
Ecrit par : Pierre | mercredi, 17 janvier 2007
Une nouvelle enquête en perspective pour Dobèliou, chouette !
Ecrit par : Ellie | mercredi, 17 janvier 2007
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