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lundi, 15 janvier 2007

Photo mystère du 15 janvier

Voilà donc la nouvelle énigme...

Comme c'est en extérieur dans un endroit très passant, je pense qu'elle est facile à trouver. 

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Réponse à la photo mystère du 13 janvier : 

Bravo ! Jean Sérien porte bien mal son nom, il a eu du flair en tout cas. Ils se trouvaient en effet à l'intérieur d'une école, ce mur lépreux et ce radiateur antédiluvien.

Non, Miss Berry, je n'ai pas accès aux vestiaires de la Berri (hélas ?) et j'ose espérer que le Building est en meilleur état !

A Châteauroux, la plupart des écoles sont en effet plus vieilles que les maisons de retraite... les responsables de leur entretien ont sans doute plus de chances de se retrouver un beau jour dans les secondes que dans les premières...  Un humoriste a dit cela à propos des prisons, mais je ne me permettrai pas - en plus je ne suis pas sûre que les prisons soient en si bon état que ça...

La réponse a bien sûr été trouvée ci-dessous : pour plus de détails cliquez ici.

Commentaires

Pas beaucoup d'indices pour les non-initiés à la culture castelroussine... Alors comme ça, au pif, je dirai qu'il s'agit de l'emballage du gâteau des rois de chez Carchanclerc.

Ecrit par : Baltazar | lundi, 15 janvier 2007

Nan nan, c'est pas la bine non plus...

Ecrit par : Ellie | lundi, 15 janvier 2007

La photo du 15 janvier, cest le restaurant Mogador, avenue de la Châtre ! :
"Couscous, tajines, brochettes etc."

Je vous joins une recette berrichonne que j'ai eu beaucoup de mal à mettre au point...
Bises
Thierry
Une recette de cuisine typiquement berrichonne, à la manière de Pierre Dac

« Le coq au vin »

par Pat Achon

Pour 120 personnes, dont 4 qui mangent :

Ingrédients :
– Une bouteille de Saint-Emilion « Château Auzone » 1966 (1 980 F les 70 cl) soit 2 680 F (408,56 €) le litre chez Fauchon, place de la Madeleine à Paris (sans compter le déplacement), ou une bouteille de « Villageoise » à 6,20 F le litre et ½, soit 4,13 F (0,63 €) le litre à l’épicerie arabe du coin :














– 1 botte de radis rouges ou noirs, selon la grosseur.
– 12 clous de girofle (non rouillés)
– 1 coq entier et bien sec (pas un chapon, ni une poule mouillée), avec sa crête et ses roubignolles.
– ½ tasse à café de sucre.
– ½ tasse à sucre de café.
– 1 litre d’eau gazeuse.
– 1 kg de farine de blé, maïs, froment, seigle ou plâtre (si vous n’avez rien d’autre sous la main)
– du sel et du poivre du moulin (comme dirait Joël Robuchon dans « Bon appétit bien sûr ! ») suivant le goût, mais pas plus de 500 g chacun.



Ustensiles :
– 1 coq-hot-minute (les cocottes-minutes sont pour les poules)
– 1 cuillère creuse.
– 1 fourchette à 4 dents bien écartées, comme celles de Sylvie Vartan.
– 1 couteau avec un côté coupant, si possible.
– 1 chinois (ou un Japonais, mais sans son appareil photo)
– 1 pendule comtoise ou un réveil-matin, si vous n’avez pas de place dans la cuisine.
– 1 furet à mesure.

Cuisson : 12 heures.

Préparation :
– Prenez un coq normal, pas un coq de batterie (c’est trop bruyant et vous ne sauriez pas quoi faire de la batterie ensuite) Gardez-le à côté de vous pour tout à l’heure.
– Prenez le coq-hot et mettez-le sur feu vif. Versez-y un peu d’eau gazeuse. N’oubliez pas de remettre le couvercle aussitôt.
– Lorsque toute l’eau est évaporée, rajoutez-en un peu au furet à mesure (à l’aide d’un chinois pour séparer l’eau des bulles) Lorsque toute l’eau y est passée, mettez le gaz de côté pour une autre préparation. (Attention : Il est très difficile de rajouter de l’eau dans le coq-hot sans faire partir le gaz. Cela demande un tour de main de vieille cuisinière !)
– Pendant ce temps-là, buvez un verre de Saint-Emilion ou de Villageoise (Eh, doucement, c’est pour goûter !)
– Ajoutez le sucre et le café, avec le sel et le poivre du moulin, dans le coq-hot bien chaud. Lorsque ça fume noir, mettez-y de l’eau du robinet et nettoyez au tampon Jex.
– Essayez d’attraper le coq.
– Re-buvez un verre de Villageoise, car la course est épuisante.
– Une heure après, si vous avez enfin attrapé le coq, mettez-le dans le coq-hot la tête en bas (ça lui apprendra), remettez le couvercle, posez sur le feu et sautez à pieds joints sur le couvercle pour que le coq ne s’échappe pas pendant la cuisson (vous pouvez vous aider en vous appuyant sur le mur)
– Au bout d’une demi-heure, si le coq chante encore, c’est qu’il n’est pas assez cuit. Faites-vous alors remplacer sur le couvercle et re-re-buvez un coup de Villageoise car vous devez commencer à avoir chaud aux pieds.
– Quand le coq ne chante plus, faites descendre votre remplaçant et offrez-lui un verre d’eau (gardez le vin pour vous)
– Enlevez le couvercle et plantez les clous de girofle dans le coq (de préférence aux endroits sensibles) S’il ne réagit pas, c’est qu’il doit être cuit.
– Retirez délicatement les clous avec une tenaille.
– Ajoutez le plâtre et laissez cuire pendant 12 heures.
– Mettez le réveil (ou la comtoise, si vous avez de la place) à sonner toutes les heures pour boire un coup, afin de vous assurer que le vin n’a pas tourné en vinaigre.
– Après 12 heures de cuisson, sortez le coq-hot du feu, enlevez le couvercle, retournez-le – le coq-hot, pas le couvercle – sur le paillasson (si vous n’avez pas de paillasse) et tapez à coups de marteau pour démouler délicatement.
– Posez ensuite votre « coq au vin » sur la cheminée, entre la photo de tante Léontine et le calendrier des Postes (c’est très décoratif, il y en a beaucoup sur les cheminées, en Berry)
– Puis vous téléphonez au resto le plus proche pour réserver une table ou alors vous allez directement au lit si vous avez sifflé toute la Villageoise.

P.S. : J’ai oublié d’insérer les radis, mais tant pis. Ce sera votre entrée pour demain.

P.S. 2 : Dans les pays musulmans, on peut remplacer le Saint-Emilion ou la Villageoise par du thé à la menthe, mais ça ne fait pas le même effet !


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Recette à paraître dans « L’os à moelle » n° 214448 bis, avec l’autorisation de l’auteur.

Ecrit par : Thierry Penot-Alerini | vendredi, 19 janvier 2007

Et le Sidi-Brahim, vous connaissez ?

Ecrit par : Ellie | vendredi, 19 janvier 2007

Un jour je vous raconterai comment on fait cuire un corbeau...

Ecrit par : Ellie | vendredi, 19 janvier 2007

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