« La Berri ronchonne | Page d'accueil | Découvrez l'horoscope berrichon »
jeudi, 22 mars 2007
La Tour (18) : le retour
Eh oui c'est déjà de l'histoire : hier après-midi, il y avait du monde pour voir ou revoir tomber la Tour 18 au cinéma l'Apollo.
Je ne l'avais pas vue en vrai et avais même peu eu l'occasion de la fréquenter, cette grande gigue de la ZUP Saint-Jean, du temps de son vivant. De la bouche de jeunes du quartier qui l'ont habitée, hantée, crainte ou respectée, j'ai appris à la connaître.
J'ai appris qu'on l'appelait certes officiellement la "Tour Bertrand" mais aussi la "tour de la carotte" : tout simplement parce qu'à l'époque, si on voulait carotter quelqu'un, on l'attirait dans la fameuse tour 18 et là, on pouvait "l'carotter tranquille" (!)
Mais au fait, pourquoi "Tour 18" ? (même ça je l'ignorais, tu le crois ?) Ben, parce qu'elle avait 18 étages, banane !
Cette bâtisse qui surplombait le quartier de la tête et des épaules, abritait de grands appartements, type F4, à même de convenir aux familles nombreuses. Il faut se rappeler qu'en 1964, après 4 ans de travaux, comme nous l'explique à merveille la petite Sarah, cet édifice était symbole de modernité et confort. Les appartements spacieux avaient donc tout pour plaire : eau courante et salle de bains, ce que tout Castelroussin était loin de posséder à ce moment-là. Pas assez spacieux néanmoins, si l'on retient le témoignage de ce jeune homme qui, lorsqu'il était lycéen, craignait toujours de voir tomber des objets de la tour : un jour, en effet, il avait été témoin de la chute d'un authentique yaourt, un yaourt nature, précise-t-il... je vous laisse imaginer le "splash".
Des élèves et collégiens du quartier, dont certains étaient vraiment bien jeunes le 2 juin 2002, lors de la spectaculaire démolition, ont donc effectué pendant toute une semaine leur enquête aux archives, auprès de TLC et au Musée, où le jeune Lotfi a appris que le général Bertrand n'était en réalité pas le véritable constructeur de la tour puisqu'il avait été un ami de "Napoléion". Le réalisateur parisien Pierre Primetens a tiré de ces démarches un film d'une vingtaine de minutes, émaillé d'interviews et d'images d'archives. On pouvait le voir (gratuitement) hier à 16 heures à l'Apollo.
Trop tard me direz-vous ? Eh oui, malheureusement. Je ne sais pas où et quand on pourra le revoir mais je vais me tenir au courant. Cependant, vous n'avez pas tout perdu : le festival de rencontres cinématographiques "Retours vers le futur" court toujours et ce jusqu'au 27 mars, à l'Apollo ou à la Médiathèque. Tout le programme sur CyberIndre.on pourra peut-être encore voir des vieux films du temps de la base américaine, et des majorettes bien kitsch sur un air de rock, comme hier...
PS : tant qu'on est dans les symboles phalliques,pensez donc à voter pour ou contre les piliers de la République.
07:20 Publié dans Un peu d'histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : tour 18, festival, archives, histoire, chateauroux, Indre




Commentaires
le spectacle devait être impressionnant !
Ecrit par : Christine | jeudi, 22 mars 2007
Et il a été... j'avais eu l'occasion de me rendre sur place le jour de l'explosion. De voir les explosions dynamiter les étages les uns après les autres puis toute la tour qui s'effondre sur elle-même... Impressionnant.
Ecrit par : Benoît | jeudi, 22 mars 2007
Je ne me souviens pas pourquoi j'avais raté ça ??!!! ..
Ecrit par : Christine | jeudi, 22 mars 2007
Ecrire un commentaire