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jeudi, 12 avril 2007

La critique est aisée... (Sus aux adventices 2)

Nous avions abandonné Walter D. Closett en Attila des adventices, acharné à éradiquer les dites "mauvaises herbes", medium_bleu.jpgcelles du moins qui poussent aux dépens de celles dont nous avons l'usage... ah, les petites profiteuses !

"Qu'en faire pour ne pas s'en faire ? ruminait Dobeliou, tout en massacrant l'herbe impie. Du purin d'ortie ? Peut-être, mais faut pas l'dire, maintenant c'est interdit !!!... et puis, si mes orties se sont nourries de pesticides - après tout, je ne les ai pas surveillées - elles vont propager plus encore le venin chimique au coeur de joli potager ! Baste, point ! Je ne mange pas de ce chou chimique-là !

Du compost alors ? Même problème. Et en plus, l'odeur risque de déranger les voisins, les habitants qui sont sous le vent de la déchetterie le savent bien."

Tout en turbinant du ciboulot, Walter y allait toujours de plus belle et arrachait à tour de bras, projetant terre et déchets végétaux jusque sur Filou endormi du sommeil du juste à quelques pas de là. 

"Qu'à cela ne tienne ! Puisque les égoûts de M. Pélegrin débordent toujours dans l'Indre voisine, ça masquera l'odeur. Et puis, il vaut mieux fumer son potager avec du compost pas net qu'avec des engrais de synthèse, comme dirait Madame Denise." medium_S6004009.JPG

Mais ce qui lui pesait sur l'estomac, à Dobeliou, c'était le désherbant subventionné par ses impôts locaux. "La critique, c'est facile, se dit-il. Oui, c'est mââââl d'acheter plein de saletés très chères avec mes sous pour en mettre de partout. Mais aussi, j'aime bien qu'on dise que ma ville adorée a de jolis parterres. Alors, que faire ?" 

"Et si avec tout cet argent, on offrait plutôt une grande tombola. Les billets seraient achetés avec de l'herbe arrachée et les prix remis aux jardiniers d'un jour, avec un petit verre... à la place des faucheurs, créons les "arracheurs volontaires" !

medium_martine_jardin.jpg"Et pour être sûr de ne pas se tromper, tout ce petit monde serait dirigé par les jardiniers municipaux, qui sont de vrais experts. Dobeliou avait pu en juger en allant visiter les serres."

"Damned, jura Dobeliou, qui venait distraitement d'arracher toute une poignée de fraîches ancolies en lieu et place de ses orties. Je ne suis pas le seul, mais j'ai encore des progrès à faire..." 

 

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