vendredi, 22 août 2008

Samedi soir en cambrousse

samedi soir.JPGVoici un reportage réalisé à La Châtre en 1995 sur les loisirs des jeunes en Province : "Samedi soir en province". Il a été débusqué par Fadette qui le diffuse sur son forum. Apparemment, ce serait un classique. Vous le connaissez peut-être déjà, mais pour ma part, ça a été une sacrée découverte.

Oui, parce qu'à la Châtre en 1995, on allait encore "flirter au dancing", et on élisait "miss Vibration"... ça leur en a bouché un coin aux Parisiens de France Télé ! Comme la musique des Bronzés et les voitures tunées.

Admirez le magnifique camouflet camouflé du pull 100% acrylique bariolé et veste de survèt' d'homme. Imaginez ça sur fond d'Yvette Horner... ça fait pas un peu cliché ?

"A la campagne, c'est facile de s'enterrer avec toute la terre qu'y'a autour", dixit le père de Nathalie, chômeur (Nathalie étant elle-même au chômage aussi)... si c'est pas de la sagesse populaire.

samedi soir bis.JPGMais revenons à Nadège, notre miss Vibration (co-miss, puisqu'elles ont été trois à être désignées ce soir-là, nous l'appellerons donc comice co-miss agricole ^^) : elle joue au golf aux Dryades, espérant le Prince Charmant tout en watchant ses vaches. Nadège a de la chance : elle a une mère merveilleuse, qui nous fait une pub d'enfer pour les capotes. Et elle a vachement raison, la mère à Nadège. Paraîtrait qu'on en manquerait de capotes, au dancing. Alors que récemment, "ils nous ont relancé le SIDA" !

La mère à Nadège, c'est l'bon sens près de cheu nous.


podcast

(pour la voir en vrai, c'est aux alentours de la 36ème minute du reportage...)

Et vous savez quoi ? En naviguant pour trouver la fameuse boîte "Vibration", qui a fermé depuis, j'ai retrouvé Grolande ! C'est à Pouligny Notre-Dame : grolslands.JPG

 

Pas la peine que je vous conseille d'aller au bout des 52 minutes : quand vous aurez commencé, vous ne pourrez plus arrêter.

Sinon, vous pensez que depuis, elle a trouvé son Prince Charmant, Nadège ?

 

 

 

 

Pour le voir en plus grand.

 

Musique de circonstance :

 

Commentaires

Excellent la mère de Nadège ! Suivez le conseil d'Ellie et prenez le temps de regarder le reportage à partir de la minute 35 ! 1995 dans le Berry, c'était au siècle dernier ;-)

Écrit par : Christine | vendredi, 22 août 2008

Hello Christine ^^
Même avant, ça vaut le coup !

Écrit par : Ellie | vendredi, 22 août 2008

Ulra connu, et ultra culte aussi... un peu réchauffé le plat, mais l'idée de retrouver ces jeunes pour prendre leur témoignage après toutes ces années me semble intéressante ;-)
@+

Écrit par : Plume | vendredi, 22 août 2008

Un seul mot Ellie : Merci ! :)

Écrit par : Rémi | samedi, 23 août 2008

Salut Ellie,
Juste un passage pour te dire que j'avais pensé à toi sur mon blog, pour poursuivre un jeu... littéraire.
Bon week-end !

Écrit par : Arnaud | samedi, 23 août 2008

@ Plume : mais moi, je ne connaissais pas. Si ma suggestion de les retrouver n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd, je me dis que j'ai bien fait de relancer le sujet ! (encore merci à Fadette, qui m'a mise sur la piste) Et vivement des nouvelles de Nadège. Il faudra nous tenir au courant !

Mais de rien, Rémi !

Je vois ça tout de suite, Arnaud.

Écrit par : Ellie | samedi, 23 août 2008

Voyons voir, cette fois, si ça marche...

Écrit par : Chieuvrou | dimanche, 24 août 2008

Bingo ! Je tente à nouveau le coup.

Écrit par : Chieuvrou | dimanche, 24 août 2008

Caramba ! Encore raté !

Message trop long, apparemment... (mesure anti-trolls ?)

Pourtant, promis, MOI PAS DIDIER GOUX ! Moi tout juste aimable trollinet tourangeau.

Écrit par : Chieuvrou | dimanche, 24 août 2008

Pauvre de vous, Chieuvrou. Vous aussi vous avez été vaincu par hautetfort !
Il faut savoir qu'en ce moment, hautetfort livre des combats individuels à tout va, ambitionnant d'obtenir le titre olympique de l'"effacement de commentaires sans raison apparente". La plupart de mes lecteurs ont ainsi été foulés aux pieds .. numériques.
Aujourd'hui, clôture des Jeux. J'espère une accalmie...

Mais j'y pense tout d'un coup : c'est peut-être carrément un coup de la censure chinoise !

Écrit par : Ellie | dimanche, 24 août 2008

Soit. Procédons donc autrement, selon la tactique dite de la vente à la découpe (enfin, vente... simple façon de parler, naturellement).

Je disais ainsi, avant que ne s'abattît la censure pékinoise, que, malgré son sympathique accent berrichon, j'aurais sans doute eu du mal à me faire un copain du gars Gazoil. Je me risquais ensuite à espérer que, si ce dernier est finalement devenu routier, l'information parvient désormais à atteindre le cerveau, ou ce qui en tient lieu, lorsqu'il prend le volant.

Écrit par : Chieuvrou | dimanche, 24 août 2008

J'adore, sinon, le titre du documentaire : « Samedi soir en province »... Il restait visiblement en 1995 encore quelques journalistes parisiens pour ignorer que la France, même limitée à la province, était très majoritairement urbaine depuis déjà quelques décennies.

Écrit par : Chieuvrou | dimanche, 24 août 2008

Pour le reste, ce reportage est fort bien fait (mais, en même temps, à mes yeux tout au moins, passablement déprimant) et prouve, s'il en était besoin, que les journalistes de télévision sont parfois bien avisés, comme en l'occurrence, de ne pas ajouter un commentaire aux images et aux propos qu'ils ont enregistrés. Je ne sais s'il faut voir là l'influence de Raymond Depardon ou de l'école belge de « Strip Tease », toujours est-il que ça change agréablement du ton condescendant, moralisateur ou faussement attendri que l'on entend trop souvent, me semble-t-il, pour ce type de sujet.

Écrit par : Chieuvrou | dimanche, 24 août 2008

Un peu dans le même registre, je ne saurais trop vous conseiller d'aller voir, s'il passe à Châteauroux, « Yvette, bon dieu ! », sur le quotidien d'une alerte sexagénaire et de ses deux frères dans leur ferme de Dolus-le-Sec, près de Loches.

Écrit par : Chieuvrou | dimanche, 24 août 2008

La vache ! C'est fou comme ce sujet suscite des commentaires, ce matin...

Écrit par : Chieuvrou | dimanche, 24 août 2008

tiens, mes coms non plus ne passent pas...

Écrit par : Ellie | dimanche, 24 août 2008

je me demande si ce ne serait pas plutôt le lieu dit "les groslards" sur la route D940 après la chaume blanche sud de pouligny

Écrit par : magic mimi | lundi, 25 août 2008

En tout cas, le gars Gazoil, malgré son sympathique accent berrichon, j'aurais sans doute eu un peu de mal à m'en faire un copain. J'espère quand même que s'il est devenu routier, l'information parvient désormais à trouver le cerveau, ou ce qui en tient lieu, lorsqu'il prend le volant.

J'adore, sinon, le titre du documentaire : « Samedi soir en province »... En 1995, visiblement, il restait encore quelques journalistes parisiens pour ignorer que la population française, même en province, était déjà très majoritairement urbaine, et ce depuis quelques décennies.

Il n'empêche, voilà un reportage fort plaisant (quoique également profondément déprimant à mes yeux), qui montre, s'il en était besoin, que les journalistes de télévision sont parfois bien avisés, comme en l'occurrence, de n'ajouter aucun commentaire aux images et aux propos qu'ils ont enregistrés. Je ne sais s'il faut en savoir gré à Raymond Depardon ou à l'école belge de « Strip Tease », toujours est-il que ça fait drôlement du bien, par moments.

Je ne saurais trop à ce propos vous conseiller, s'il passe à Châteauroux, d'aller voir « Yvette, bon dieu ! », sur le quotidien d'une alerte sexagénaire et de ses deux frères vivant en quasi-autarcie dans leur ferme de Dolus-le-Sec, dans le Lochois.

Écrit par : Chieuvrou | lundi, 25 août 2008

En tout cas, le gars Gazoil, malgré son sympathique accent berrichon, j'aurais eu du mal à m'en faire un copain. J'espère d'ailleurs que s'il est finalement devenu routier, l'information parvient désormais à atteindre le cerveau, ou ce qui en tient lieu, lorsqu'il prend le volant.

J'adore, sinon, le titre du documentaire : « Samedi soir en province »... Il restait visiblement en 1995 encore quelques journalistes parisiens pour ignorer que la France, même limitée à la province, était très majoritairement urbaine depuis déjà quelques décennies.

Pour le reste, ce reportage est fort bien fait (mais, en même temps, à mes yeux tout au moins, passablement déprimant) et prouve, s'il en était besoin, que les journalistes de télévision sont parfois bien avisés, comme en l'occurrence, de ne pas ajouter un commentaire aux images et aux propos qu'ils ont enregistrés. Je ne sais s'il faut voir là l'influence de Raymond Depardon ou de l'école belge de « Strip Tease », toujours est-il que cela change agréablement du ton condescendant, moralisateur ou faussement attendri que l'on entend trop souvent, me semble-t-il, pour ce type de sujet.

Un peu dans le même registre, je ne saurais trop vous conseiller d'aller voir, s'il passe à Châteauroux, « Yvette, bon dieu ! », sur le quotidien d'une alerte sexagénaire et de ses deux frères dans leur ferme de Dolus-le-Sec, près de Loches.

Écrit par : Chieuvrou | lundi, 25 août 2008

ah, Yvette bon dieu ! bien sûr que j'aurais voulu y aller, j'en ai même fait un billet. Malheureusement, quand je me suis rendue au ciné, il n'était plus à l'affiche, déjà... plus qu'à attendre la sortie DVD ou une éventuelle rediff dans un ciné moins commercial (hein, l'Apollo ? on y pense ? )

http://chateauroux-c-est-fou.hautetfort.com/archive/2008/07/02/cine.html

Écrit par : Ellie | lundi, 25 août 2008

Euh... J'ai comme qui dirait l'impression d'avoir un peu – involontairement – squatté cette page... Je vois en effet que vous avez même droit à la version initiale de ma prose, que je n'avais pas sauvegardée, dans la nuit de samedi à dimanche, et croyais de ce fait perdue à tout jamais dans les limbes du ouèbe (information sans grand intérêt, sinon de montrer la puissance fulgurante de mon incomparable cerveau et de ma phénoménale mémoire, qui ont permis, le lendemain, de restituer ces lignes impérissables quasiment à la virgule près ; mais je dois m'interrompre, j'ai soudain un peu mal aux chevilles).

Argh ! Je viens de lire votre billet du 2 juillet dernier, qui, à ma grande honte, m'avait échappé... L'essentiel, pourtant, y était dit. J'ajoute tout juste que je ne suis pas sûr que tous les paysans de France – puisque ce terme tend fort heureusement à ne plus être entendu de façon péjorative, à présent que nous prenons conscience de ce que nous avons perdu – se reconnaîtraient dans cette fratrie un peu décalée, qui leur rappellerait sans doute, dans le meilleur des cas, leurs parents ou grands-parents. Non seulement, en effet, la totale polyvalence de l'activité pratiquée à la ferme de Dolus apparaît aujourd'hui largement anachronique, mais ce n'est pas faire injure aux trois frères et sœurs Trion (et sœur ? Je ne sais ce qu'il convient d'écrire en pareil cas, mais bon, c'est vous l'instit) que de souligner que leur intérieur est vraisemblablement un peu moins bien tenu que celui de la plupart des travailleurs de la terre de France et de Navarre. On est loin en effet de la Touraine des châteaux... Mais bon, ils ont une excuse : ils n'arrêtent pas.

À Tours aussi, bizarrement, le film n'est pas resté longtemps à l'affiche : tout juste une semaine au Studio, (excellent) cinéma estampillé « art et essai » (et, dit-on ici, plus grand cinéma associatif de France, ce que je ne me lasse jamais de souligner, à défaut de l'entendre beaucoup dire ailleurs). Pourtant, la salle, relativement grande, était pleine comme un œuf à la projection à laquelle je me suis rendu. Je crois toutefois savoir qu'il a tenu plus longtemps au Royal-Vigny de Loches.

En tout cas, je ne conseillerais pas ce film à Brigitte Bardot.

Écrit par : Chieuvrou | lundi, 25 août 2008

ayé ? ben mon vieux...

Écrit par : Ellie | lundi, 25 août 2008

Ils me faisaient honte ces gens, mais j'ai quand même mis le lien sur la page facebook de la châtre :P
Je connaissais de vue (et de réputation...) la plupart.
Le talent de ce reportage c'est d'avoir trouvé toutes les tâches de La Châtre et de ses environs.
Pour ceux qui ne connaissent pas le niveau moyen du castrais ayant eu son bac en 1995 ou 1996 (époque du tournage), allez sur copains d'avant et cherchez. Le résultat vous surprendra peut-être...

Écrit par : Aurore | mercredi, 27 août 2008

Surtout la Châtre : c'est un peu la ville up class de l'Indre !

Écrit par : Ellie | jeudi, 28 août 2008

Bah écoute, beaucoup de gens qui étaient avec moi au collège (je rappelle que j'étais au lycée à Cha-roux) ont au moins un bac +4, ont souvent vécu ou vivent à l'Etranger et/ou font ce dont ils parlaient quand ils avaient 14 ans (devenir sculpteur, pro du jeu vidéo, prof, chercheur en biologie, medecin, etc...)
Donc entre comparer La Châtre et Châteauroux en 1996, il n'y a pas photo, je préférais les élèves de La Châtre aux pseudo-rebelles de Cha-roux.
La Châtre et ses habitants sont sous-estimée :P

Écrit par : Aurore | jeudi, 28 août 2008

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