mercredi, 09 septembre 2009

Bas les masques

grippe a.jpgC'est frais d'hier, la Mairie confirme qu'aucun masque de protection contre la grippe ne sera livré dans les écoles. Aux écoles de commander sur leurs crédits de fonctionnement, ou de faire comme elles veulent.

De la part de l'Inspection Académique, aucune information.On dit qu'à Bourges, l'IA du Cher aurait des masques.


 

 

Dix classes ou établissements fermés hier. Pas besoin de masques, quand l'école est fermée. Il faut "trois cas en moins d'une semaine dans la même classe"... on dit qu'au collège des Capucins, il y a aurait un malade suspect.

 

Sauf que le test pour diagnostiquer la grippe A coûte 100 euros, que les médecins hésitent donc à les prescrire.

 

 

On dit beaucoup de choses. Faut croire que les rumeurs aussi sont contagieuses.

Y'a bien quelques "angines", en ce moment.

Et vous, ça va ?

vendredi, 04 septembre 2009

En attendant la grippe

Après avoir distribué, bien sagement, 158 plaquettes d'information sur la grippe H1-N1 aux parents, après en avoir reçu une en échange du lycée de mon adote, je peux me frotter les mains en me réjouissant de partir en ouikend, le devoir accompli.

La grippe A expliquée aux enfants

Samasque-grippe.jpguf, que dès lundi, il va falloir à nouveau laver les mimines de 61 enfants avec un seul distributeur de savon, les leur essuyer avec un torchon même pas à usage unique, les inciter à jeter leurs mouchoirs très beurk dans de vulgaires corbeilles à papier.

Quant aux masques de protection, je ne peux pas me flatter d'en avir encore vu l'élastique d'un seul. A la télé si, y'avait un inspecteur qui en déballait triomphalement devant les caméras, devant des enseignants qu'on a entendu rire. Mais c'était pas à Châteauroux, alors qu'un cas est déjà signalé à Beaulieu.

Plus qu'à espérer que ça arrive avant l'... atchoum !!!

Qu'est-ce qu'on dit déjà ?

Ah oui : "à tes souhaits"...


samedi, 05 juillet 2008

So far ... macie

medium_S6003068.JPGA l'heure où ils se remettent en question et se préparent à s'hybrider en drugstores à l'américaine, parlons un peu des pharmaciens.

Au festival de Romans, en avril, le site qui a été primé dans la catégorie "expression citoyenne" a retenu l'attention du jury notamment parce qu'il publiait la liste des pharmacies ouvertes le dimanche. J'aurais été bien en peine de proposer le même service. Et je ne suis pas la seule, car voici ce qu'on peut lire dans le journal régulièrement :  

 

"Toutes les nuits, 14 pharmacies sont de garde pour assurer les urgences. Les noms de ces pharmacies vous sont communiqués par ordre alphabétique. Cette liste n'est qu'indicative. Pour les communes de Châteauroux, Déols, Saint-Maur et Le Poinçonnet, téléphoner au commissariat de police (02.54.08.50.17) ou composer le 17.


Nuit du mercredi 04 au jeudi 05 juin :
Le Blanc : Verley, 15, place André-Gasnier, tél. 02.54.37.00.88.
Bussière-Dunoise : Bonnin, 2 rue Charles-de-Gaulle, tél 05.55.81.62.17.
Buzançais : Musnier, 11, rue Grande, tél. 02.54.84.07.02.
Châteauroux : se présenter au commissariat de police, boulevard George-Sand.
La Châtre : Sayah, 104, rue Nationale, tél. 02.54.62.14.10.
Culan (18) : Jacquet, 2, grande rue, tél. 02.48.56.62.30.
Graçay (18) : Chemelle, 18, rue Basse, tél. 02.48.51.42.16.
Issoudun : Jolivet, 59, rue Haute-Saint-Paterne, tél. 02.54.21.78.55.
Saint-Gaultier : Lachatre-Jourdois, 64, rue Grande, tél. 02.54.47.00.47.
Valençay : Momiron, 13, place de la Halle, tél. 02.54.00.00.15."

 ...

"Châteauroux : se présenter au commissariat de police, boulevard George-Sand. "

Les pharmaciens castelroussins sont-ils plus frileux que les autres ?

Depuis des années que je suis ici, j'ai remarqué deux choses :

- toutes les pharmacies de Châteauroux sont fermées le lundi (pour ceux qui sont nés dans l'Indre, et n'en sont jamais sortis, je précise qu'il s'agit de quelque chose d'inhabituel dans une ville de plusieurs milliers d'habitants, de fermer TOUTES les pharmacies deux jours de suite)

 

- la liste des pharmacies castelroussines de garde n'est jamais disponible (même sur pharmadomicile), on peut donc ainsi perdre pas mal de temps en cas d'urgence. Sachant que le SAMU et les urgences de l'hôpital ne croulent pas sous le personnel excédentaire.

 

Quelques questions qui me chatouillent :  

Avez-vous déjà noté ces deux "anomalies" ?

Et avez-vous déjà été gêné par ces petites particularités de notre ville ?  

Avez-vous une idée des raisons qui poussent nos bonnes officines, comme celle du Poinçonnet,  de Saint-Maur ou de Déols, à se cacher dans l'ombre du commissariat ? Notre agglomération est-elle une zone si dangereuse ?

Brrrr... du coup, moi aussi, j'ai froid. 

mercredi, 04 juin 2008

Va donc te faire occuler

697006282.jpgL'autre jour, chaipa pourquoi, ça m'a pris comme ça, j'ai décidé d'aller chez l'ophtalmo. Je me suis même dit : "tiens, et si j'essayais de prendre un rendez-vous chez un ophtalmo castelroussin ?" Un genre de bizarre moment d'égarement, sans doute...

 

Passqu'il faut que je vous dise : depuis de longues années que je suis arrivée dans l'Indre, j'allais toujours dans ma ville natale pour me faire occuler examiner les mirettes. Mais bon, comme ça fait un peu loin, 500 km, et comme j'aime vivre dangereusement, j'ai repoussé d'un geste souverain les propositions qu'on m'a faites de me pistonner auprès du spécialiste d'Issoudun, ou de m'expatrier en la douce Terre promise de Montluçon... vu que l'essence, contrairement à la cataracte, on l'a pas à l'oeil.

 

Bref, en un jour de grand courage, j'ai pris mon téléphone, pour composer un numéro de spécialiste en 02 54... 

 

Au premier appel, déjà, ça part de traviole, parce que la sonnerie retentit au bas mot 25 fois (mais je suis entêtée comme une Bretonne : j'ai des cousins dans le grand Ouest ), je ne me laisse pas décourager, je patiente, je persévère. Et je finis par avoir gain de cause. La personne, de sexe féminin (ascendant harpie), qui me répond, me laisse placer 2 syllabes et demi avant de m'intimer l'ordre de "ne pas quitter" !!!

Pas de raison que je raccroche après ce premier succès. J'attends donc 2 minutes au son d'un abominable crin-crin d'ascenseur électronique.

Miracle, la cacophonie cesse et je demande si je peux avoir un rendez-vous (quand même pas mal gonflée, dans mon genre...). Mon interlocutrice me demande si c'est pour des lentilles ou des lunettes. Comme c'est pour des lentilles, elle m'assène sans me laisser même respirer que le docteur ***tûûûttt*** (censuré) ne prendra pas sous sa responsabilité des lentilles qu'il n'a pas ordonnées lui-même, qu'il faudra que je prenne trois rendez-vous d'adaptation, un à une semaine, l'autre à un mois, le troisième à 6 mois, que ça va me coûter 120 euros non remboursés. Et que si chuis pas contente, c'est tout pareil !!!

De ma voix la plus sucrée, et émue, je lui gémis lamentablement que je porte des lentilles depuis 10 ans... rien à faire. 

Sans déc' ! et les gynécos catselroussins, ils ne demandent pas à vous ressortir du ventre de votre mère, par hasard ??? naméo !

Je lui demande, un peu agacée, "sur quelle planète" on est, et voilà-t-y pas qu'elle me répond un truc comme "la planète Châteauroux" et me raccroche au nez, sans autre forme de procès !

300487113.jpgSans doute qu'elle a pas que ça à f..., de chercher de nouveau patients, pour un médecin qui a de telles pratiques. Sa clientèle doit au moins lui rendre 6 visites par an (non remboursées) ...

 

Au deuxième appel, chez le docteur ****bîîîppp*** (censuré) je suis un peu énervée (en même temps, fallait s'y attendre, on m'avait prévenue, ma tâche était presque une mission impossible) : ça tombe bien, c'est occupé. Je raccroche.

 

Au troisième numéro, pas de risque non plus de me colleter avec le Cerbère de la Porte, je tombe sur un répondeur : on m'annonce par un message enregistré que le carnet de rendez-vous des deux éminents praticiens est complet jusqu'en décembre, qu'il faut rappeler à partir du 2 juillet (pas du 1er, hein !) pour espérer tenter d'imaginer de supposer caresser l'espoir qu'on puisse m'accorder un rendez-vous à partir de janvier 2009, et encore, pas sûr...

 

Donc, je compose un 4ème numéro, aussi sec (même pas mal, j'ai une ligne illimitée avec mon fournisseur d'accès internet) : et là, miracle ultime, au bout d'à peine 6 ou 7 petites sonneries de rien du tout, je tombe sur une dame d'une exquise amabilité. Elle s'excuse presque de ne pas pouvoir me donner rendez-vous avant six mois.

Depuis, je suis encore toute éblouie d'avoir pu obtenir, en mai, un premier rendez-vous chez un docteur des yeux à Châteauroux, dès octobre ! de la même année !

 

 

Sinon, la médecine castelroussine a définitivement toutes les raisons d'être satisfaite d'elle-même, Annie Amouriq a été déboutée de sa plainte contre l'hôpital de Châteauroux