vendredi, 25 avril 2008

Greta éradiqué

158223780.JPGEnfin, démoli, rasé, pulvérisé, éradiqué, ce bâtiment moche et fracassé qui trône à l'entrée de la rue de Chambon. Ce squatt effrayant qui fait face au riant établissement intitulé "Las Vegas", dont il faut absolument que je parle un jour.

Mais le sujet est bien cette verrue hideuse aux fenêtres béantes ou murées, qui sert actuellement aux gendarmes de terrain d'entraînement : ils s'encordent en effet pour escalader ses trois étages. On a les Annapurna qu'on peut... fussent-ils temporaires.

 

1152478796.JPGSinon, alors, on sait pourquoi hier soir vers 21 h 30 y'avait plus de lumière du haut en bas de l'avenue Marcel Lemoine ? y'avait pourtant pas d'orage ... si ? 

jeudi, 24 avril 2008

Et la lumière fut !

1405062456.JPGJe me plaignais cet hiver de n'y voir pas mieux que dans un four en remontant le boulevard Saint-Denis (c'était pendant les travaux, en décembre)... chuis vraiment une fameuse râleuse. N'empêche, l'hiver prochain, je pourrai prendre la piste cyclable derrière le Fontchoir, sur le ruisseau des Tabacs.

Parce qu'elle sera éclairée !!! Yeepeeee yeah !

 

En fait, elle l'était déjà, mais pas jusqu'à l'avenue du 3ème RAC. Les 300 derniers mètres (à vue de garde-boue), c'était comme une plongée dans l'inconnu inquiétant et hostile, à l'aveuglette entre les les flaques d'eau et les éventuels piétons. Y'a même un soir de décembre où j'ai failli avoir un infarctus à cause d'un gros chien surgi de la perfide obscurité qui l'avait dissimulé jusqu'au dernier moment. La trouille de ma vie.

 

Au moins, là, je le verrai venir, le monstre. 

 

Bien sûr, l'éclairage public, ça consomme de l'énergie, mais les vélos, c'est écolo.

D'ailleurs, j'ai une suggestion pour ceusses qui râlent autant que moi (et c'est déjà pas mal) que ça fait peur aux ch'tits oiseaux de nuit, les lampadaires,  et tout ça : ils ont tellement raison que je propose de supprimer l'éclairage des boulevards pour consacrer les réverbères aux pistes cyclables. Les zautos, elles, elles ont des phares...

Sauf que... y'a un hic :  les boulevards servent AUSSI de pistes cyclables... pas de chance.

Je n'voudrais pas que les infortunés maniaques du mollet, qui n'ont pas la chance d'avoir comme moi une belle piste cyclable bien tranquille pour éviter la grande route avec les zautos, se transforment en quilles de bowling sous prétexte d'écolo-économie ! 

Conservons donc les lampadaires, en plus ça fera plaisir aux gros toutous sanguinaires. On sait qu'ils en font également usage. 

 

jeudi, 17 avril 2008

Des logements comme s'il en pleuvait !

474075360.JPG555874672.JPGAu pied de l'IUT, donc, ce fameux "Domaine des Dieux".

Et comme dans le bouquin, des arbres sont déjà tombés en masse pour laisser la place aux zimmeubles.

Va falloir juste les remplir, les immeubles. Or, il paraît que les Berrichons préfèrent les maisons individuelles...

 

 

Alors, va-t-on être obligés de faire venir les Parisiens en les menaçant de les faires bouffer par les lions dans l'arène ? En tout cas, on a déjà la sciure...

 

Quant à la vue sur l'Indre :

1719763904.JPG
Sans doute d'autres victimes... en perspective. 

 

vendredi, 21 mars 2008

Désert enseignant

1753274871.JPGDans le journal d'hier,page 6, non seulement il y avait un article sur le blog de Patrice, mais il y avait cette histoire si émouvante  du  jeune prof de sciences-éco parisien, exilé pour un an d'intérim à PMC (à vous tirer des larmes, j'ai été vachement "émouvue", tiens)...

Le pauvre doit toute cette année se taper trois aller-retours par semaine dans le Téoz, avec tous les avatars qu'on imagine (des déraillements, comme celui de Vierzon puisque apparemment, les voies ferrées de France sont en assez mauvais état).

Douze heures de train pour huit heures de cours. Oui, passque il a des cours le lundi, le mardi et le vendredi. Non non, i'n'peut pas dormir le lundi soir à Châteauroux ! y'a pourtant des chambres à PMC... mais bon. Le Téoz doit être plus confortable, ou i'n'sait pas faire à manger. Ou Châteauroux lui donne des boutons, on n'sait pas.

Bref, il préfère payer le train. Pour un prof d'Economie.... enfin. 

Education Nationale - SNCF : 1 partout, la balle au centre (de la France).

Heureusement son calvaire ne durera que l'espace d'une année scolaire, et il en parlera plus tard, au coin du feu, à ses petits-enfants, pour leur montrer que de son temps, on a connu la guerre, les privations, les tickets de stationnement (et ils seront tout émouvus, les ch'tiots, j'vous jure).

Bref, l'Education Nationale pédale dans la semoule, mais ça c'est pas nouveau.

 

Mais moi, j'ai discuté avec une étudiante en L2 à l'Université de Châteauroux. Et elle m'a parlé des profs de fac, qui sont pas tristes non plus, z'allez voir.

D'abord, comme ils viennent de Tours ou d'Orléans, ils viennent (quand ils viennent) empiler tous leurs cours de la semaine en une seule journée, pour ne pas faire comme le collègue du secondaire. Donc ils commencent à peine descendus du  train de 10 heures et il n'est pas rare que ça se termine après 19 heures. Efficacité pédagogique de tout ça ? bof, de toute manière, à la fac, on s'en soucie fort peu, de la pédagogie.

Comme tout dépend des disponibilités et des emplois du temps d'autres centres de formation plus importants, les étudiants castelroussins voient leurs emplois du temps changer en permanence, et de manière imprévisible d'une semaine sur l'autre.

406836137.JPGPratique quand on a décroché un p'tit boulot alimentaire, hein ?

En plus, y'a la délocalisation du site en périphérie, dans les nouveaux bâtiments flambant neufs (voir le bunker de style néo-stalinien en haut à droite). Du coup, la majorité des profs qui viennent encore à Châteauroux ont demandé cette année une mutation. C'est trop loin de la gare, cette affaire-là. Et puis, pas moyen d'aller boire un coup entre midi et deux, dans un endroit convivial : y'a même plus un troquet en face de l'IUT, il vient de fermer définitivement.

Résultats des courses ?

Il n'y a pas même 10 étudiants qui ont réussi leurs partiels de L1 en histoire cette année.

En LEA, la situation n'est guère plus brillante.

Seul le droit attire encore quelques vocations, et les effectifs restent valables, toutes proportions gardées.

Conclusion de mon interlocutrice, qui n'engage qu'elle :

"On aurait mieux fait de ne pas construire ce grand bâtiment tout neuf et, à la place, de servir l'argent dégagé aux étudiants sous forme de bourses d'études, pour qu'ils puissent aller dans des endroits où les cours sont valables."

Parce qu'il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt, ceux qui restent là, c'est parce que leurs possibilités financières sont faibles.

Un peu pessimiste, pour une si jeune fille, sans doute.

Mais qui sait, dans quelques années, elle pourra se targuer de faire l'andouille en Téoz comme le prof, là au-dessus. On n'arrête pas le progrès... 

(c'est joli à gauche, n'est-ce pas ? Mais c'est pas ça, l'Université ! ça, c'est une résidence pour seigneurs seniors)

vendredi, 29 février 2008

Bonjour les ch'villes

Je ne parle pas des miennes, même si la douce folie d'Ellie hier dans la NR m'a une fois de plus flattée dans le sens du poil, presque aussi bien que mon lisseur céramique (j'ai bien dit presque).

Je parle des chevilles de notre bonne ville.

Bon alors, je raconte. Il y a quelques jours, quelqu'un est venu sur mon blog en faisant une recherche "Châteauroux wimax" sur un moteur de recherche très réputé qui se termine par oogle et commence par un G... Voyez le genre ?  Alors, moi, ni une ni deux, je lui emboîte le pas, non pas pour lui faire essuyer la poussière avec des patins, je travaille pas chez solcarelus, mais pour savoir ce que ça peut bien être que ce machin, le WiMAX. I'n'faut jamais perdre une occasion de s'instruire.

Et donc là, je découvre que le WiMAX (a minuscule, le reste en majuscule, attation attation!), c'est une sorte de wifi maxi que la Ville de Châteauroux a choisi, avec l'aide d'une grosse boîte appelée Alvarion, pour communiquer avec tous ses employés. Vous voyez, c'était pas la peine de vous emballer, vous allez pas vous prendre pour googleville tout de suite. Faudra encore payer des fournisseurs d'accès même pas dégroupés qui rament, avec même pas la télé par internet, des communications téléphoniques gratuites qui ont la qualité tip top comme en 1908 dans la Creuse et l'abonnement France Télécom de chez mémée.

Le câble tout pourri a encore de beaux jours devant lui. Quoique, si la médiathèque voulait bien élargir un peu son offre en DVD, on se passerait même de satellite. Peau de chagrin d'achat oblige.

Mais je m'égare. Ce que je voulais raconter initialement, c'est qu'en faisant mes recherches sur le wimax, j'ai trouvé ICI une intéressante description de la ville de Châteauroux, qui détonne plutôt avec le portrait ci-dessus. Jugez plutôt :

"Chef-lieu du département de l’Indre (région Centre), la ville de Châteauroux compte quelque 50.000 habitants et s’étend sur 2 .517 hectares. Située à 250 km au sud de Paris, sur un carrefour du grand axe nord-sud, Châteauroux s’affirme comme une importante plaque tournante de l'économie nationale et européenne. Une réussite qu'elle doit autant aux équipements en infrastructure de communication complets et modernisés qu'au réservoir de main-d'oeuvre qualifiée qu'elle a formée sur place dans des structures de qualité. La logistique, la métallurgie et l'agroalimentaire sont des valeurs sûres de l'économie locale. Une assise industrielle solide, renforcée par des sociétés du secteur aéronautique, électronique et informatique, assure à la cité castelroussine un développement économique dans les secteurs de pointe."

 

Maaaaaazette ! si c'est pas de la pub, ça ? mais qui c'est qu'a pondu un texte pareil ???

J'aime bien Châteauroux, mais quand même ! 

Le pire c'est que j'ai entendu peu ou prou la même chose dans cette fameuse vidéo pirate de chez Loft, vous savez, la filiale de Vinci qui veut investir dans le stade de France Gaston Petit mais sans payer un photographe passque c'est trop cher. Bref :  

 
podcast

Capitale du Bas-Bery, hein ?

 

En tout cas, y'en a des qui sont prévoyants. Voilà ce que dit "f5rle" (oui, c'est son pseudo, y'a pas d'sot pseudo) sur le forum de l'ADUF (Association des Utilisateurs de Free) :

"Bonjour
Je voudrais savoir comment une municipalité d'une ville de 45000 habitants comme Châteauroux doit procéder pour être dégroupée par Free.
je suis d'autant plus intéressé que par la volonté des électeurs et trices, je peux me retrouver le 16 mars aux affaires.
Alors ma question que doit faire (investissements, fibre, locaux) une municipalité pour qu'enfin notre ville soit dégroupée ?
Nous en avons la volonté mais à qui doit on s'adresser?
Merci pour les éventuelles réponses.
"

Et un peu plus bas :  

"j'aimerais bien savoir où et à qui m'adresser pour accueillir Free, "nous sommes" enfin serions, attendons le 16 mars prêts à mettre la main au portefeuille, enfin de façon raisonnable quand même. "

Ouais, "quand même" surtout quand "c'est nous qui payent" comme disent les élèves d'aujourd'hui admirateurs de Coluche... Et aussi, quand on lui répond de s'adresser au Conseil Général (CG) :

"ici le CG n'est pas du tout du même bord, ils pratiquent ce que l'on appelle la gestion vieux père de famille, surtout ne pas dépenser, alors il ne restent plus qu'à la municipalité à se bouger.
ah c'est dur parfois, mais bon c'est aussi çà l'investissement politique  "

CQFD

Eh oui, c'est ça l'investissement politique, dans une mégalopole comme Châteauroux City.

vendredi, 08 février 2008

Men at work

696b7b645d3d1965427db08109decf4b.jpgN'essayez plus de rejoindre les Capucins directement par le pont Cantrelle. Vous pourriez d'être déçus.

La bretelle risque d'être coupée un moment en raison de la construction d'un rond-point.

Ouais, encore un.

 

Un autre tuyau ?

 

Evitez le boulevard Saint-Denis. Sinon, vous pourriez vous trouver bloqués par les champions de la gaffe

 

Ils vous jetteront des branches fraîchement coupées sur vos jolies carosseries. 

Je veux parler des élagueurs bien sûr, et des leurs grandes perches : leur chantier volant se rencontre un peu partout ces temps-ci, et j'ai vu des panneaux boulevard Saint-Denis.

Ils ne sont gaffeurs qu'à cause de leur instrument, une longue gaffe en bambou équipée de crochets ou d'une pince. Qu'ils manient avec beaucoup de dextérité.  

 

 

 

mercredi, 30 janvier 2008

Les Capucins poussent

L'école maternelle des Capucins est en travaux. Les enfants sont pour cette année logés dans un joli préfabriqué (ça a beaucoup changé, le préfa, depuis mon enfance).
 
C'est juste derrière le palais de Justice, au bord du square. Vous ne pouvez pas le louper.
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lundi, 21 janvier 2008

Anti-tabac, tu meurs

2d08c80e68ad16cf80c4adc8008ddc73.jpgLe tabac tue lentement, on le sait - "tant mieux chui pas pressé", comme disait l'autre à propos de l'alcool... La loi anti-tabac est beaucoup plus expéditive.

Ainsi, le "Chez Bacchus et Gambrinus" (bravo au sagace raton laveur, qui lave sans doute son linge sale à la bière, et a trouvé le nom de ce bar dès hier), petit bar encore récemment situé derrière la Poste, dans la rue Condorcet, s'est déjà tué. 

Il a fermé.

 

Si je n'ai jamais été fumeuse, sauf peut-être dans mes propos, je le confesse, parfois j'ai été fumiste, je ne peux le nier -rappelons que je suis fonctionnaire - du moins j'essaie de respecter la liberté des autres. 

C'est vrai que c'est un bonheur et une surprise qui donne un sentiment d'étrangeté de sortir d'une soirée en ville, dans un bar puis dans un restau, sans avoir à enfermer l'intégralité de sa garde-robe dans un sac en plastique avant de la mettre à la lessive en urgence, à cause de l'odeur putréfiante de la fumée de cigarette. Mais c'est tout de même moins convivial sur le moment, quand la moitié de la compagnie trépigne en tripotant son papier à rouler, ou s'exile carrément derrière la vitre pour soulager le manque de nicotine.

Cependant, la loi anti-tabac a aussi de lourdes conséquences. Outre la fermeture du "Chez Bacchus" qu'on peut sans doute  lui imputer, j'ai appris avec horreur le suicide du buraliste de mon quartier, qui s'est pendu à la fin de l'année dernière. Depuis quelques mois, une affichette alarmante dénonçait le malaise sur la vitrine de son établissement, annonçant une fermeture prochaine. Pourtant il y a des gens pour dire que la profession a été bien dédommagée au titre de ses pertes financières. Qui croire ? Peut-être cet homme avait-il d'autres problèmes. En tout cas, il n'est a plus aucun "au jour d'aujourd'hui", comme on disait dans son établissement.

15672c89a495c8bc24b4ef84ddc0f7e6.jpgToujours est-il que je voudrais rendre, une fois n'est pas coutume, un hommage particulier aux buralistes.

D'abord, le mien m'a donné pour la bonne année un joli "magnet" pour retenir la liste des courses. Et puis son épouse a de ces discrétions subtiles qu'on n'oublie pas.

Vous savez qu'un buraliste n'est pas qu'un dealer de poison, il a un métier de confiance : au même titre que le pharmacien qui vous délivre votre pommade anti-hémorroïdes ou vos préservatifs sans ciller, le buraliste lui, tient gentiment la porte au joli monsieur qui se fait une élongation du dos en essayant d'atteindre le dernier numéro de "Tetu", il salue d'un "bonne soirée" complice celui qui vient de lui acheter toute une série de magazines "Popaul" interdits aux moins de 18 ans. Bref, la profession de buraliste est un vrai sacerdoce de tact et de courtoisie.

Ma buraliste à moi, quand elle voit ce que j'achète parfois, elle me jette le même genre de coup d'oeil complice, et elle fait à son mari :

"Alors, tu tapes la NR et puis 1 euro 30 et encore 2 euros 20."

Merci madame la buraliste de ne pas lancer à la cantonade que j'achète Poubellic, Gerba ou Closet. Confidentialité oblige, il restera entre nous, mon vice. Mon goût éhonté pour les journaux pipoles... 

 

PS : vous avez remarqué le nom de l'agence sur l'affiche ?Allez, j'avoue. C'est pour riiiiiiiiiiiiiiire, c'est moi qui l'ai un peu trafiquée. 

jeudi, 06 décembre 2007

Fondu au noir

c74048f86bd9ef12c6cd31fe7f85fdca.jpgDonc, mardi soir, en sortant du boulot vers 19 heures, j'ai eu un choc en arrivant à la fin du Boulevard Saint-Denis dans le tronçon qui dessert le magasin Noz.
Je parle de Noz, parce que vu la fréquentation, et le bazar qu'il y a toujours à cet endroit à cause du parking riquiqui-insuffisant-mal foutu, beaucoup de gens doivent connaître. C'est à peu de choses près le seul magasin du quartier Saint-Denis, mais quel magasin ! Avant, c'était un genre de discount, dont j'ai oublié l'enseigne, mais y'avait souvent pas un chat. Tout a changé depuis Noz et ses "bonnes affaires !" 
Personnellement, je n'ai jamais rien trouvé à y acheter, mais il paraît que la bonne stratégie, c'est d'y passer régulièrement, pour fureter dans les nouveaux arrivages de trucs ou de fourbis déstockés.
 
Je ne dois pas y aller assez souvent. Tsssst, chui pas sérieuse.
 
Enfin, ce soir-là, vers 19 heures, Noz était encore ouvert, et tant mieux, ça faisait un peu de lumière sur le boulevard. Parce que sinon, passée l'école Jean Zay et ses arbres flamboyants, on n'y voyait plus goutte.  Et ça faisait un drôle de contraste justement, parce que juste avant, avec les décorations de Noël, c'était un genre de Versailles, on y voyait comme en plein jour. D'où les pupilles pas trop dilatées genre chat de gouttière et le temps d'adaptation qui dure un peu, tu roules à l'aveuglette pendant quelques bonnes dizaines de mètres (oui, parce que sans me vanter, j'ai un bon coup de pédale, paraît même que j'ai des mollets de cycliste, d'après mes enfants - je sais, ils sont mal élevés, mais après tout, c'est moi la responsable, alors).
 
Donc tout à coup... pan, le black-out ! le couvre-feu quoi. Je m'attendais presque à entendre les sirènes de l'alerte anti-aérienne, les bombardiers vrombir... bref, l'Occupation, les privations, les tickets de rationnement - sans doute aussi la proximité de Noz...
 
4166d69c8e1430b9a76db1bd65e4d15d.jpgMais, me direz-vous, "Ellie, t'as quand même pas connu la seconde Guerre Mondiale ?" (je dis Seconde parce que seconde ça veut dire qu'il n'y en pas pas eu trois... et pourvu que ça dure !) 
 
Naaaan !!!  je n'ai pas connu la Seconde Guerre Mondiale - ni les dinosaures malgré ce que mes mômes prétendent (oui, je sais, ils sont mal élevés, mais y sont plus sous garantie, alors...) - mais il faisait quand même bien noir. En pleine ville. En 2007. I'n'aurait plus manqué qu'il pleuve à seaux comme la veille (purée lundi soir, je suis rentrée mi-femme mi-poisson, je faisais même des bulles avec mes narines) et que je me perde dans le noir sous des trombes d'eau.
 
Mais, me direz-vous encore, sagaces que vous êtes, kesketufou Ellie à rouler tous feux éteints genre colin-maillard en pleine nuit ? Alors là, "vous", vous ne lisez pas assez mon blog. Ou vous avez une mémoire de poisson rouge. Je roule à vélo. C'est pour ça que je suis rentrée dégoulinante lundi, pas parce que j'ai une décapotable ! 
 
Le problème c'est qu'à vélo, la fonction des lumières c'est de rendre visible le cycliste, pas de lui permettre de voir. Mon "phare" avant a bien peu de portée, même quand les piles recyclables qui sont dedans sont fraîchement rechargées (j'en profite pour vous dire que les piles rechargeables sont vachement écologiques, et que celles de la nouvelle génération sont très durables).
C'est même pour ça que, de nuit, je suis obligée de prendre le boulevard, parce que la piste cyclable qui passe le long de  la voie ferrée derrière le Fontchoir, primo elle est pas éclairée jusqu'au bout, et deuzio, elle fait déjà peur de jour, comme elle est très isolée, et les rares personnes qui passent n'ont pas toujours l'air rassurant. Mais je dirais quand même que ça s'améliore, car elle est plus fréquentée qu'avant. Serait-ce la mode du vélo ? ou plutôt l'augmentation des prix à la pompe ? Je suis sûre qu'un jour, on sera plein de gens à rouler sur cette piste, comme en Chine communiste.
 
36137385149346b4c65ff88e13eff9bd.jpgDonc, c'est en repassant par le boulevard le lendemain matin que j'ai réalisé qu'il y avait des travaux : d'où la coupure momentanée du courant, j'imagine. Je vous promets que ça fait bizarre.
 
Et ça m'a rappelé que le mois dernier, j'ai garé ma voiture rue J-J Rousseau pour aller à Equinoxe. Je suis donc passée par la petite rue des Arts. Qui elle aussi était plongée dans le noir.
On m'a dit aussi que l'Impasse des Américains, derrière Ste Solange, et complètement dépourvue de lumières. J'ai beau être écologiste, je n'aimerais pas que les lampadaires de ma rue s'éteignent, c'est même pour ça que je n'habite pas en pleine cambrousse où pourtant les impôts locaux sont plus abordables pour ma bourse.
 
Et vous, en dehors des illuminations de Noël, vous les trouvez bien éclairés votre rue, votre quartier ?  
 
 
PS : les images de ce blog sont d'une part la dernière pleine lune, et d'autre part, des guirlandes de Noël très délicates et très jolies que les araignées ont tissées sur un pont, dimanche dernier, dans le brouillard poisseux.
 
De quel pont s'agit-il, au fait ?  

dimanche, 02 décembre 2007

Luxe, calme et Administration

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La superbe 4L peut être admirée (sans doute pas visitée, hélas, quoique...) juste sous les murs de l'Inspection académique, ce coquet monument de X étages situé rue Grande. A cet endroit, d'ailleurs, cette rue témoigne de charmes incroyables comme on peut s'en convaincre ICI et
Serait-ce la voiture de fonction de monsieur l'Inspecteur d'Académie ?
 
Je ne crois pas. Non, quand même, bien qu'Etienne, qui avait trouvé (BRAVO Etienne !) l'affirme.
 
Ce n'est pas très écolo, une voiture si vieille, c'est ce qu'on nous dit tout le temps à la radio pour nous convaincre de con-sommer.
En même temps, celle-là, elle doit pas trop pomper. Je n'suis même pas sûre qu'elle bouge, en fait. Vous l'avez déjà vue rouler, vous ?
 
Ah y'a pas à dire, on vit dans le luxe, à l'Education nationale. Je trouve que cette voiture reflète assez bien en fait notre standing, à nous les enseignants. On reste propres, mais plus très vaillants, en fin de compte. 

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