mercredi, 26 octobre 2011

Un Berrichon qui n'est plus à Hollywood

Il était temps que je m'en aperçoive : le seul Berrichon présent à Hollywood (du moins, à le revendiquer sur le oueb 2.0) a quitté le sol béni depuis 2009, vistime de la Crise. Il était en effet salarié chez Corbis et a dû faire ses bagages. L'histoire ne dit pas si les charrettes californiennes sont en forme de limousine...

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Son ex-blog, Un Berrichon à Hollywood

Son nouveau blog, germanique : It's not a cabaret

mercredi, 28 avril 2010

Mieux vaut routard que jamais

bouges vatan.jpgL'Indre, on le sait, est un département accueillant, il était temps que le Guide du Routard y pose les crampons.

Le Guide du routard du Berry, 1er du nom, est donc paru il y a tout juste une semaine, vous l'aurez peut-être aperçu à l'Envolée des Livres, entre un  indispensable "Lafontaine en vieux parler berrichon" et l'histoire des allumettes, "Les allumettes ou le feu occulte", ouvrage non encore traduit en patois local,  ni en langue trolle d'ailleurs, et qui le mériterait certes.

 

Mais ce n'est pas là le sujet du jour.

Il n'est guère épais, le Routard du Berry (eh non, ce n'est pas un Tolstoï...) mais comme ça, il sera moins lourd à porter, dans votre tout nouveau quechua en peau de phoque retournée.

 

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Bien entendu, le chapitre sur Bourges arrive avant Châteauroux. Suivant l'ordre alphabétique, à n'en pas douter, mais passons.

La description de Châteauroux par le Guide du routard attirera-t-elle les nombreux touristes japonais ? parviendra-t-elle à les détourner même en partie du hall de gare château de Chenonceaux ? Je vous laisse en juger.

 

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Ah, Châteauroux et ses "gentils encombrements". Châteauroux et ses "chrysanthèmes chatoyantes" ! Espérons qu'il ne s'agit pas tout simplement d'un enterrement de première classe.

Heureusement, le Kleines Cafe relève le défi et nous propose, derrrière son "échantillon de terrasse", de quoi porter un jugement ... impartial.

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dimanche, 04 octobre 2009

Le Berry désuni

Il était bipolaire, le Berry, avec un hémisphère à l'est, autour de Bourges, et l'autre (un peu) à l'Ouest, à Châteauroux.

Désormais, il ressemblera plus au Cerbère des Enfers, vous savez, ce chien à deux têtes.

Deux cerveaux, deux bouches, plus ou moins discordantes, mais bien distinctes, puisque l'édition du Cher de la Nouvelle République a cessé de paraître les 30 septembre dernier et que l'édition indrienne du Berry Républicain disparaîtra à son tour le 25 octobre.

Chaque département aura donc son journal bien à lui.

C'est pour le pluralisme de la presse que sonne le glas.

Et si on veut entendre un autre son de cloche, on n'aura plus qu'à faire comme tout le monde. Lire Le Parisien.

 

Trouvé sur le Twitter de Chantal (comme quoi ça sert à quelque chose, Twitter), un article de RFI sur le sujet :

"

La Nouvelle République du Centre-Ouest ferme son édition du département du Cher:

Notre journaliste Céline Develay-Mazurelle s'est intéressée à la Nouvelle République du Centre-Ouest qui a fermé cette semaine son édition du département du Cher. Ce poids-lourd de la presse quotidienne régionale française est soumis à des difficultés financières et a mis en place un plan social. Première traduction concrête: l'édition du département du Cher (dans le centre de la France) est supprimée. [Photo: l'agitateur]

Les chiffres clefs:

  • La Nouvelle République est présente dans 5 départements (6 avant l'interruption de la parution dans le Cher)
  • 45 salariés travaillaient pour l'édition du Cher
  • Le plan social prévoit la suppression de 181 postes dans l'ensemble du journal
  • L'édition du Cher était diffusée à 12000 exemplaires chaque jour
  • L'ensemble du journal voit sa diffusion baisser depuis plusieurs années selon l'OJD

Pour aller plus loin:

Des extraits de la dernière édition papier du Cher. A suivre online.

 

samedi, 12 septembre 2009

Pirate à quai

vierzon.jpgOn peut dire qu'on est bien loin de la mer, les seuls quais sont ceux du Cher ou de la gare, et pourtant, on peut être pirate à Vierzon.

Vous en aurez sans doute entendu parler, fin août, un certain "THX Fuck" - élégant pseudonyme, n'est-ce pas ? - se planque dans la salle du Ciné Lumière de cette bonne ville. Il filme les nouveautés hollywoodiennes pour les diffuser sur la Toile. Parfois, on ne peut pas dire que ce soit une bonne affaire, étant connée la qualité médiocre de certains blockbusters. Mais, bon ou mauvais, un film américain, ça coûte de l'argent, et on n'est pas prêt, dans l'industrie du cinéma, à tout rendre gratis.

Donc, sus au  pirate berrichon !

Et dire qu'on croirait qu'il ne se passe rien, à Vierzon.

Les barbouzes de l'ALPA (l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle) ont essayé de le coincer en se dissimulant pendant quatre jours derrière un totem publicitaire percé de deux trous pour les yeux. Les bonnes vieilles méthodes de papa n'ayant pas fonctionné, ils ont sorti les lunettes à infrarouges.

vierzon quai.gifToujours rien. Ce THX, quel malin.

Le prochain nanard hollywoodien serre déjà les fesses de trouille, et si vous allez au Ciné Lumière à Vierzon, vous risquez bien d'assister à plusieurs types de spectacle, pas seulement sur l'écran...

Suite au prochain épisode.

 

 

(source de la photo)

Découvrez la playlist Brel avec Jacques Brel

 

 

vierzon 1.jpgVoici quelques pages en lien avec toute l'histoire glanées sur le net :

http://www.liberation.fr/culture/0101587885-hollywood-se-...

http://www.hdnumerique.com/actualite/articles/6276-thx-fu...

http://www.zataz.com/news/19389/warez--vierzon--pirate-de...

http://www.newstin.fr/rel/fr/fr-010-003036995

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Societe/Vierz...

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=5222

 

 

(t'as voulu voir Vierzon, photo tirée de la galerie deLili Lily sur FlickR)

 

A votre avis, pourquoi Brel a-t-il intitulé "Vesoul" une chanson qui commence par "t'as voulu voir Vierzon" ?

Hein ?

mardi, 18 août 2009

Le Berry vu par Paris

Transmis par notre envoyé spécial de la grande presse parisienne dont je tairai le nom, car si on savait qu'il travaille pour les Berrichons, il risquerait sa réputation, voici l'article de Télérama sur le Berry :

 

Berry et sorcellerie

Le 16 août 2009 à 16h00 Réagissez réagissez Envoyez à un ami envoyez à un ami Imprimez imprimez
Tags : Berry Mystère Paranormal

LE MONDE BOUGE - Ici, les rebouteux soignent hommes ou bêtes, les médiums discutent avec George Sand et pratiquent des désenvoûtements. Reportage dans un pays nourri de culture sorcière.


La vallé noire où coule la Creuse - Photo : Léa Crespi pour Télérama
SUR LE MEME THEME

Fantastique Berry | 14 août 2009

« Maintenant, je devine aisément l'arrivée et l'identité de mes interlocuteurs. Un défunt, je suis remplie de froid. Un ange, c'est chaleur et énergie. » Non, vous ne rêvez pas. C'est Nicole Dhuin, ex-ingénieur géologue qui parle, de sa voix douce et calme. Et sans chercher à convaincre, juste pour témoigner. En recommandant de ne pas la rendre trop ridicule. « Pas un jour où je ne reçoive un coup de fil pour désenvoûtement ! Des paysans pour leurs cultures ou leur bétail ; des villageois pour leur fils ou leur fille. On croyait ces pratiques dépassées. Vu les demandes que j'ai, je peux vous dire qu'elles reviennent au galop, ou n'ont jamais cessé... »

Là, c'est Patricia Darré, très active journaliste à France Bleu Berry Sud et médium non moins brillante. Ou encore André Brunaud, négociant en grains à la retraite : « J'avais une tante qui guérissait les brûlures et les piqûres. Mais pendant la guerre, c'était loin d'aller à vélo chez elle faire soigner le moindre bobo ! Je lui ai demandé de me passer son don. Ça a marché. Sur les hommes comme sur les animaux. A condition d'intervenir vite. Je touche alors légèrement la zone atteinte, je prononce une formule pendant deux minutes, le soulagement vient quelques heures plus tard. Comment et pourquoi ? Je n'ai jamais cherché à savoir. Peut-être une relation d'inconscient à inconscient ? J'ai moi-même transmis ce don à mon fils, et je ne veux pas en faire réclame. J'aime bien aider, évidemment bénévolement, mais j'aime aussi rester tranquille... »

Les druides avaient déjà choisi la région
pour en faire le centre sacré des Gaules.

Quel est donc ce pays où l'on commerce avec les anges et les défunts ? Où l'on envoûte et communément désenvoûte ? Où nombre de médecins incitent en sous-main à faire soigner son zona chez le guérisseur du coin ? Pourquoi tant d'esprits errants dans cette campagne apparemment si banale et pourtant si secrète ? Qu'elle soit ondulée de collines ou soudain plate et rongée d'étangs ; assombrie de forêts touffues ou percée au plus intime d'une noire rivière, la Creuse, si bien nommée. A l'aube, des brumes épaisses et blanches couvrent le paysage ; au crépuscule, des nuées de chauves souris y étendent leur royaume et les serpents, le jour durant, hantent les chemins.

On dit qu'autrefois, un peu plus au nord, du côté de Bourges, les druides avaient déjà choisi la région pour en faire le centre sacré des Gaules. La densité vibratoire du sol y serait plus puissante qu'ailleurs, et plus sensibles les courants telluriques qui le traversent. Le Berry ] royaume de « l'Ours », selon les origines celtes du mot – serait une terre forte et lourde, à l'énergie souterraine qui happe. Rien d'étonnant à ce que la très sensitive et prolifique George Sand (1804-1876), élevée chez sa grand-mère à Nohant, y soit restée sa vie entière attachée, y invitant ses amis Chopin, Flaubert, Delacroix, Dumas... – eux aussi amoureux de l'endroit –, et puisant, dans la demeure natale où elle mourra, l'énergie de bien des livres et réflexions politiques, historiques, féministes, théosophiques.

De La Mare au diable (1846) à La Petite Fadette (1849) et aux Maîtres sonneurs (1853), George Sand n'a cessé en effet de célébrer une modeste mais fascinante campagne où le merveilleux, sans fin, le dispute à la magie. « Sa petite-fille Aurore Sand, que j'ai bien connue, était une grande médium, qui avait même aidé la police à retrouver un criminel grâce à son pendule, se rappelle Christiane Sand, descendante de la romancière. Mais elle n'a jamais voulu me dire si son aïeule avait fait tourner les tables à Nohant : "Ces choses-là doivent être secrètes, disait-elle, sinon elles ne se répètent pas." » Christiane Sand, elle-même, reste discrète - pour éviter, dit-elle, les traditionnelles moqueries – sur la manière dont George Sand en personne lui aurait communiqué sa colère face au réaménagement à la française d'un parc de Nohant imaginé par elle « à l'anglaise ». « Du coup, j'ai fait du scandale, alerté les Monuments historiques, et on m'a écoutée. George m'a dit où mettre les fleurs, la paysagiste a obéi. »

“Sans service médical, isolé de tout,
on s'est mis peu à peu à pratiquer
la médecine du pauvre.”

C'est au XIXe siècle, selon l'historien et écrivain Gérard Coulon, que le Berry s'est découvert une culture sorcière. Quand les paysans commencent à quitter les campagnes et à émigrer vers la ville ; quand le pays déserté, appauvri se voit livré à l'abandon. « Les communautés villageoises étaient bien obligées de se prendre en charge et de se débrouiller seules, explique-t-il. Sans service médical, isolé de tout, on s'est mis peu à peu à pratiquer la médecine du pauvre. Dans chaque village, il y avait un guérisseur ou un rebouteux ; et dans de nombreuses familles, il n'était pas rare qu'un parent sache "barrer" un certain type de mal : problèmes de peau, brûlures, piqûres en tout genre. Ma propre mère soignait les dartres. Et même si je suis totalement sceptique, je l'ai vue réussir en effleurant l'endroit malade avec une épingle rouillée et en récitant cinq jours durant des prières à la Vierge. »

Dans les années 1960-1970, nombre de conteurs régionaux, à la façon de Jean-Louis Boncœur, grand collectionneur d'objets magiques et lui-même « un bout sorcier », comme on dit ici, ont colporté ces histoires fantastiques, fiers peut-être de redonner à une région de plus en plus déshéritée l'originalité, les pouvoirs aussi, qu'elle était en train de perdre. Et voilà qu'en 1973 sort avec succès chez Robert Laffont L'Œil du sorcier... Une histoire d'envoûtement, aujourd'hui en France, de Philippe Alfonsi et Patrick Pesnot, ou l'incroyable liste des mauvais sorts jetés à un riche vétérinaire et à son innocent troupeau de moutons, à la frontière de l'Indre et du Cher. La légende du Berry était faite, sur laquelle même les publicités institutionnelles continuent de jouer à plaisir : il n'est que d'entendre vanter avec gourmandise les « magies » du Berry sur France Inter. « Mais ces magies-là sont devenues du folklore, sourit Gérard Coulon. Restent juste nos nombreux calvaires aux carrefours de routes, où l'on dit que les sorcières avaient coutume de se rassembler. C'est pour les exorciser qu'on a installé des crucifix. Sinon, et depuis longtemps, je n'ai vu ni chouette clouée sur les granges, ni corbeaux morts ou plumes déposés devant les maisons, ni cadavres de hérissons dans des pochons, ou mystérieux petits paquets ficelés - à ne surtout pas ouvrir ! - sur les grands chemins... »

“Tout le monde peut communiquer avec l'invisible.
Nos pensées peuvent tout.”

Nicole Dhuin ne croyait plus à grand-chose, elle non plus, quand les anges ont déboulé dans sa vie. L'ont instituée leur « secrétaire ». Et poussée à ouvrir le centre d'accueil et d'études baptisé Mexico en Berry. A cette ingénieur géologue devenue dynamique commerçante et chef d'entreprise à Châteauroux avant de prendre sa retraite, il a fallu plusieurs années d'enquête, de recherche, une maladie même – trop d'angoisse et de doute me rongeaient, explique-t-elle – pour qu'elle accepte ses dons de médium ; soit d'intermédiaire privilégiée entre monde visible et invisible. A partir de 1995, une pensée impérieuse – précédée d'une intense chaleur, dit-elle encore – la réveille à n'importe quelle heure de la nuit, l'incite à se lever et à prendre note de ce qui lui est dicté. « D'abord je me suis rebellée. Je ne comprenais rien à cette écriture dite "intuitive", héritée de la mystique allemande Hildegarde de Bingen, du XIIe siècle, et qu'on oppose d'ordinaire à l'"écriture automatique" où la main du médium se met à écrire toute seule, et souvent en phonétique, une suite de mots attachés ensemble, explique la divine secrétaire. Mais tant que je n'obéissais pas à la voix, je ne dormais pas. Pourtant, moi qui ai en horreur les charlatans, je m'en suis posé des questions sur ces anges qui se présentaient comme "ange de l'amour universel", "ange de la joie", "de la paix", ou "de la guérison"... et qui me soufflaient des messages d'amour, d'indulgence et de tolérance d'un style simpliste qui m'étonnait. Pourquoi des anges ? Et qu'est-ce que des anges ? Et puis je me suis résignée à être leur canal d'énergie. Et à transmettre cette énergie à ceux qui me la demandent désormais. Car à force de travail, c'est-à-dire de quête de vide, de calme, les dons s'accroissent. Mais je suis persuadée de ne pas être une exception : tout le monde peut communiquer avec l'invisible. Nos pensées peuvent tout. D'ailleurs, de plus en plus de gens, ici, me disent recevoir des messages. »

Comme Patricia Darré, par exemple, de France Bleu Berry Sud, quand juste après son accouchement, en 1995, elle s'est trouvée victime du syndrome de « l'écriture automatique » avec des morts en direct sous le stylo – cette journaliste fonceuse et pragmatique s'est pourtant crue atteinte de schizophrénie ou d'un baby blues « psychotique ». Elle file chez un psychiatre de Châteauroux chez qui, justement, le phénomène se manifeste. Et la voilà qui écrit malgré elle, sous l'emprise d'un parent mort du psy. Lequel découvre éberlué sous sa plume des détails inédits de sa vie de famille. Ça n'a plus cessé. « Les morts se présentent sans que je les appelle. Ou je peux aussi, à la demande de quelqu'un, chercher à communiquer avec l'un d'eux. Je me souviens d'une grand-mère qu'on m'avait demandé d'invoquer et qui m'avait répondu de son au-delà : "Mais ça va pas la tête, j'y crois pas à votre truc !" Un journaliste ami, qui bouclait un scénario sur Jeanne d'Arc, m'avait demandé d'entrer en contact avec elle pour vérifier deux ou trois choses. Je la convie dans ma tête. Et je me retrouve face à une aristocrate au langage châtié qui me révèle être la demi-sœur de Charles VII, dressée depuis l'enfance à la guerre, et chargée, sous la défroque d'une bergère, de faire basculer le peuple du côté du roi de France et non de celui du roi d'Angleterre. Ne riez pas. C'est tellement dingue. J'ai honte d'en parler. Et soyez sûre que je ne cours pas après ces manifestations qui pompent tant d'énergie, donnent soif ou faim ; mais si elles apaisent quelqu'un... Moi-même, quand un mort se présente, je ne retrouve mon calme qu'après avoir "transmis". Ce que font mes défunts ? Tout ! Certains travaillent, d'autres cuisinent, construisent leur maison. Aucun ne me parle de Dieu. J'ai l'impression que notre esprit est si puissant qu'il continue sa route après la mort comme il le souhaite. Je n'ai jamais cherché à monnayer mes pouvoirs, juste à rendre service. "L'argent tue le don", disait au XIXe siècle l'initiateur du spiritisme en France, Allan Kardec. Quant à ma vie, elle a peu à peu changé. Si le journalisme me maintient heureusement dans le réel, j'ai découvert combien le rationnel et l'irrationnel étaient imbriqués, complémentaires. Combien notre pensée était puissante et pouvait soulever les montagnes. »

“Tous ceux qui ont le pouvoir de guérir peuvent aussi
faire du mal. Un sorcier n'est jamais qu'un guérisseur
qui a fait son "coming out" dans le mal”.

Ou des mauvais sorts. Et Patricia Darré d'évoquer ce que tous feignent d'ignorer là-bas ; par crainte, dit-elle, d'attirer sur soi le mal si l'on brise la loi du secret. Car en terre sorcière, tout est question de flux et de reflux, d'onde mauvaise qui peut revenir en boomerang, de leveurs de sort qui soudain se changent en jeteurs de sort. Or ces derniers reviendraient nombreux, paraît-il, en pleine vogue gothique. Et nombre d'habitants se croient envoûtés pour un oui, pour un non. « Tous ceux qui ont le pouvoir de guérir peuvent aussi faire du mal. Un sorcier n'est jamais qu'un guérisseur qui a fait son "coming out" dans le mal. Il n'y a qu'à inverser les formules. » Elle dit ça crânement, elle qui est une des rares à accepter de mettre à plat ses abracadabrantes aventures spirituelles. A l'hôpital du Val-de-Grâce, le professeur Bruno Duroux devrait bientôt passer au scanner le cerveau de notre Berrichonne. Histoire de voir quelle anomalie ou hypertrophie façonne une tête de médium.

.

Bénédict Deloeuvre

Télérama n° 3108

 

 

Alors, ça vous inspire quoi, tout ça ?

lundi, 13 juillet 2009

Eté du Berry... été pourri !

P1070550.JPGLa preuve : cette note date d'il y a deux ans presque jour pour jour, puisque c'était le 11 juillet 2007. Quant au mois d'août, il n'est souvent pas mieux. J'ai souvenir d'une visite de Guéret en 2006 qui aura déprimé Bozo le clown et même Casimir, le dinosaure joyeux.

Mais ne soyons pas mauvaises langues, l'année dernière, j'ai beau fouiller dans mes archives, je ne trouve pas trace de flotte en juillet. J'ai juste en travers de la gorge la semaine désastreuse du 15 août, en Corrèze.

 

Après les 8 jours que nous venons de passer dans l'Indre, entre fraîcheur, vent et même averses, opportunément réservées à ce dimanche : il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts. Pour que l'été arrive. Ou à prier.

Prions pour ne plus jamais errer s'il vous plaît un dimanche après-midi dans les rues désertes de Buzançais.

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Ni sur les hauteurs de Palluau à fuir un déluge de flotte.

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R'marque, il faisait presque chaud.

On aurait dit la mousson. Pas l'été.

Mais quand c'est qu'il arriiiiiive ???

dimanche, 22 mars 2009

Tout sous la main

Une fois n'est pas coutume : un peu de pub pour faire plaisir à une amie. Et puis passque c'est un site qui peut nous être utile :

VENEZ DECOUVRIR
l'agenda des sorties en Berry
sur
www.le-denicheur.net



Vous organisez une manifestation en Berry?
( Brocante, randonnée, loto, concert, bal, fête etc...)

Envoyez votre annonce à:

le-denicheur@orange.fr

Elle sera ajoutée à l'agenda dans les 24h

Vous pouvez y joindre un visuel
( affiche / Photo )

ou par courrier à:

M. LETESSIER Philippe
7, rue du Poitou
36100 ISSOUDUN
Tel: 02 54 21 48 39

Faites découvrir l'agenda du "Dénicheur" 
Envoyez  ce message à vos contacts
Merci

mardi, 17 février 2009

Il ne faut pas prendre les cloportes...

tirez_sur_le_pianiste02.jpg... pour des canards sauvages.

C'est pourtant ce qu'on fait dans l'Indre.

On découvrait pas plus tard que dimanche - mais peut-être le saviez-vous - que les parisiens, on les appelle dans le Berry des "cloportes".

Or non seulement, on la leur clôt au nez, la porte, mais il semblera même, outre la défense passive, qu'on soit même passés à l'attaque.

 

Ainsi, ce pauvres couple de clop... parisiens, quinquagénaires rêvant de prairie à Mouhet, un peu à la manière de la pauvre Marie-Antoinette, qui voit mourir ses animaux, mystérieusement, voire à coups de fusils... (source)

 

Bien triste sire, en vérité, celui qui s'en prend à des bêtes pour manifester sa xénophobie...

dolly-parton.jpgPauvre Dolly, pauvre brebis assassinée sans préambule d'une ou deux balles dans la tête. Ses maîtres auraient mieux fait de lui dire "Dolly, partons"... avec une Dolly pareille, plus rien à redouter des mecs bas du bonnet.

 

Bref bref.

 

Sinon, comme la petite qu'a fauté, je m'ai encoreuh faiteuh taguer...

C'est Olivier qui m'a frappée, dans le dos ... d'accord, j'avais qu'à pas me tourner.

Donc, voici la chaîne.. dans le prochain billet (c'est le terme juste, vous verrez), parce que je suis obligée de remettre un titre à cause du règlement...

 

 

 

vendredi, 13 février 2009

Sports d'hiver en Berry

No comment :

 

jeudi, 22 janvier 2009

La France vue d'cheu nous, enfin !

Je vous rappelle que, pour la France, la région Centre n'existe pas. On peut le constater sur les cartes de nos concurrents : les commentaires "pas mieux", "rien : on s'y ennuie", "y'a quoi à faire là ?", "on s'en branle" ou "le néant". Pas super super flatteur, si on cherche bien. Même si on cherche pas très bien, en fait.

Mais nous, si ! on existe. Et même qu'on pense, et qu'on a un regard sur la France.

De Levroux, on a pu exhumer récemment un document péniblement arraché à la photocopieuse... merci à Nadine qui s'est donné un mal de chien pour nous envoyer sa France à elle, de berrichonne bretonne :

france berrich nadine.JPG

Comment ça, Nadine ? il pleut trop en Bretagne ? je croyais qu'il ne pleuvait que sur les cons ^^ (c'est pour ça que je n'ose pas y aller, trop peur du verdict...)

Montigomo est un berrichon d'adoption, comme vous pourrez le constater, mais sa carte a du chien (attiré par la tête de veau, sans doute) - et surtout des références culturelles affirmées...

france berrich montigomo.JPG

Quant à magic mimi, on le soupçonne de passer quelquefois devant son écran à l'heure du journal TV. Et son chien préféré ? c'est ... Idéfix, bien sûr !

france berrich magic.JPG
Et, arrivée in extremis - comme un chien dans un jeu de quilles - la contribution de Fabrice. Tadam !
france berrichon fabrice.JPG

 

De mon côté, je vous ai réservé un chien de ma chienne :

france berry me.JPG

Comme, en fait, on est tous un peu issus d'ailleurs...

 

 

Sinon, vous ne trouvez pas qu'en ce moment il fait un temps...  de chien ?

 

 

(Benoît, t'es en vacances ? t'es au Pôle Nord ? il n'est jamais trop tard pour participer !)