lundi, 02 janvier 2012

Voeux Ellie-zéens

Pour que 2012 ne soit pas l'année de la louse, prenons de bonnes résolutions ! 

Mais voyons voyons, lesquelles donc ?

Châteauroux c'est fou va-t-il  cesser de fumer ? bouder les graisses hydrogénées et suivre le régime Dukon ? 

Et si ce blog devenait gentil tout plein ? s'il arrêtait de se moquer indûment d'innocentes victimes même pas risibles ? 

 

Si ce blog devenait adorable, il vous raconterait des histoires dans ce genre-là : 

"Il était une fois une gentille boulangère qui sortait en souriant (intérieurement) de son arrière-boutique lorsqu'on avait l'impudence de vouloir lui acheter un pain aux raisins pour le goûter. Cette personne charmante (intérieurement) vendait des pains aux raisins un peu secs mais qui avaient très certainement été délicieux un jour, dommage que ce fût avant-hier, mais enfin bon. 

Heureusement, le prix de ce chef d'oeuvre de la viennoiserie était parfaitement abordable, puisqu'il s'élevait à un seul petit euro de rien du tout. C'est un peu cher c'est vrai mais après deux jours de stockage en vitrine, il est bien normal de compter quelques intérêts au client de passage. 

Hélas hélas, la perfide cliente qui dérangea la boulangère à cet horaire indu de 16 heures du matin eut l'insigne outrecuidance de manquer de monnaie et tendit à l'estimable commerçante une coupure de 20 euros. L'outrage se lisait clairement sur le visage de la malheureuse, qui parvint à peine à croasser un douloureux : "z'avez vraiment rien d'autre ? "

Honte et haro sur la cliente ! La boulangère n'avait d'autre choix que de quasi vider son tiroir caisse,  en râlant, l'odieuse n'ayant pas manifesté l'intention d'articuler les doux mots espérés : "gardez la monnaie !" Une vraie rapiat que cette goinfre même pas capable de s'offrir des pains au chocolat. 

Après un effort aussi surhumain, la bonne commerçante put, avant même le départ de la cliente, réintégrer son arrière-boutique en soufflant bruyamment et en marmonnant un truc du genre "qu'elle s'étouffe avec !" Ce qui faillit bien arriver d'ailleurs (se référer au paragraphe premier)..."

Oui, si ce blog devenait consensuel, voilà ce qu'il vous conterait, avec un joli fond à fleufleurs pour accompagner le sirop. 

Allons, prenons de bonnes résolutions. Soyons mignons, et haut et fort disons que cette boulangerie située à l'angle de la rue du Conseil et de la rue de la Gare porte haut la réputation du commerçant berrichon ! Allons tous régulièrement rendre visite à cette gente dame, avec des billets de 20 euros, évidemment. J'ai repéré des sucettes pas chères, devoir rendre 19,80 euros ça devrait bien lui plaire. 

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Et rendons hommage à la  sagesse de la vénérable boulangère, car elle nous montre la voie de l'épanouissement, comme de la réussite : il faut râler pour être heureux ! c'est écrit aujourd'hui dans l'Indépendant. Les gens qui râlent obtiennent toujours plus que les autres, c'est gravé dans le marbre. 

 

Et voilà, foin déjà de mes résolutions de gentillesse. Comme dit notre gourou à tous, Christine du Kleines Cafe, elles auront duré moins longtemps que ma gueule de bois du Réveillon.

Alors, bonne année chers lecteurs, bonne année de récriminations, de reproches, de protestations, de cris et de contestations. 

Râlons, râlons, en 2012, amis castelroussins, maugréons, bisquons, bougonnons, grognons, manifestons (oui, je sais ça sent le dictionnaire de synonymes mais ce n'est pas sans raison), pestons, protestons, rageons, ronchonnons, y compris contre ce blog, rouscaillons, rouspétons, il en restera toujours quelque chose. 

Et nous serons tous des winneurs ! 

Comme Soupalognon y Crouton. 

L'exemple type de l'enfant râleur dans " astérix=
L'exemple type de l'enfant râleur dans "Astérix en Hispanie".  © Uderzo & Hachette



vendredi, 04 mars 2011

Châteauroux, c'est cheap ...

Entendu ce matin sur France Info :

"Immobilier : pour 100.000 euros, vous avez quoi ?

immobilier,chateauroux,indre,36,prix bas, 100 000 euros,france info,chronique, jean christophe martinJamais l’écart entre les prix des logements et les salaires n’a été aussi important. "Une déconnexion dangereuse", il y a aujourd’hui "une bulle immobilière" en France, dit l’économiste Marc Touati dans Le Parisien / Aujourd’hui.

Au petit jeu des comparatif* si vous avez 100 000 euros, à Paris vous pouvez acheter 14 mètres carrés ; à Lyon, 34 mètres carrés ; un peu plus à Marseille, 41 mètres carrés. Mais si vous voulez vraiment de l’espace vous devrez aller habiter à Chateauroux ; où pour 100 000 euros vous aurez un appartement ou une maison de 103 mètres carrés."

Pour 100 000 euros, t'as plus rien... sauf chez nous !

Ouais, enfin, faut quand même aimer  les fenêtres en papier cigarette et la déco retro.

 

Chronique à retrouver ici.

 

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(source Le Parisien Aujourd'hui en France du vendredi 4 mars 2011)

 

* J'ai fait un copier-coller depuis le site de France info, et l'oubli du "s" à "comparatifs" n'est pas de mon fait (c'est pas ma fôte, quoi). Je l'ai laissé tel quel. Juste pour dire que parfois, on fait pas mieux quand on est salarié que quand on est bénévole ^^

 

 

mardi, 04 janvier 2011

Bon ben...

BONNE ANNEE !!!

 

euh...

 

 

Plus qu'un an - et des brouettes, pour faire plaisir à Ben Kenobi qui se reconnaîtra avec sa manie tatillonne des chiffres -  avant la fin du monde, heureusement, les élections présidentielles auront lieu avant. Il serait dommage que nous soyions privés de notre dernière campagne...

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En un an, on a encore le temps de voir quatre enseignes - au moins - ouvrir puis fermer cours Saint-Luc.

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Encore un an pour profiter de notre magnifique mobilier urbain.

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Et plus qu'un an hélas pour soutenir le petit commerce castelroussin en s'habillant chic et pas cher, à la dernière mode de 1920.

 

Bonne année 2011 à Châteauroux, petits veinards !

 

mardi, 28 décembre 2010

L'heure débit lent

Il paraît que ce que l'on poste sur le net est peut-être un témoignage de notre époque, les "archives de l'avenir", comme disait l'autre.

Je ne suis pas sûre de graver quoi que ce soit dans le marbre numérique, néanmoins, à tout hasard, je voulais faire deux ou trois remarques sur cette année qui s'achève.

En 2010, la ville de Châteauroux a enfin été dégroupée par Free... haut débit et télé par le net pour tous. Enfin, à condition de payer quand même. Youpie.

 

autocollant_timbre-poste_cgt.jpgEn 2010 aussi, il vaut mieux porter son courrier Châteauroux-Châteauroux soi-même, sauf si n'a vraiment pas d'urgence, car il faut en moyenne 5 à 7 jours pour qu'il soit distribué. Quant au carnet de timbres tarif normal, il coûte 6 euros 96 centimes, soit environ 45 francs. Bientôt un produit de luxe, le timbre, ce sera chic et charme d'être un petit peu timbré...

 

En 2010, le Samu social 36 n'existe plus, faute de moyens.

"Un lien social unique", "une éclaircie dans le quotidien morose des sans-abris", "une fenêtre d'humanité" s'est refermée. Dans la plus totale indifférence.

Plus que jamais, la pauvreté peut faire mourir, mais l'espoir fait vivre.

Allez, 2010, c'est bientôt fini. Il suffit d'espérer que 2011 ait mieux dans sa hotte. Beaucoup mieux.

 

En plus, le Kleines Cafe est fermé jusqu'au 5 janvier !!!

C'est vraiment trop injuuuuste !

Malgré tout, je garderai, bons ou mauvais, de grands souvenirs de 2010.

Et vous ?

 

Source image

lundi, 20 décembre 2010

Mode en Berry

Mais si ! on peut être boho chic, néo glamour et hippie frange à pas cher et en Berry. Il suffit de lire un magazine féminin, puis d'aller faire ses petites commissions dans un endroit chébran. 

La preuve en images :

P1010276.JPGHartford, 330 euros.

 

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Emmaüs, 6 euros.

 

P1010283.JPGManoukian, 179 euros.

Emmaüs, 6 eurosP1010265.JPG

 

P1010278.JPGFendi, hors de prix.

 

 

 

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Emmaüs, 2 euros.

Des boutons dans l'esprit Emma Watson, excusez du peu.P1010282.JPG

 

P1010277.JPGMango, 139 euros.

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Emmaüs, 5 euros.

Porté au gouvernement, tout de même... P1010281.JPG

 

 

 

Et si vous voulez de la marque, y'en a aussi, si on fouille un peu :

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Emmaüs, ouvert les mercredi, vendredi et samedi après-midi, de 14h30 à 17h. Ce que vous achetez est au profit des Compagnons.

A Châteauroux, on peut rester chic en faisant une bonne action. Et c'est idéal comme sortie en cette période de fêtes.

 

 

 

 

 

 

 

dimanche, 05 décembre 2010

Patinoire de monde

Une ville aux trottoirs inégalement glacés, qui font une déloyale concurrence à la patinoire provisoire.

Un premier dimanche de décembre, avec ses magasins ouverts, sa brocante, ses passants encore clairsemés, peut-être cet après-midi en rangs serrés.

Une atmosphère qu'on ne trouve qu'en ces temps étranges de l'Avent.

 

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Si par hasard vous avez décidé de rester au chaud, peut-être pourrez-vous m'aider à reconnaître ce drôle d'oiseau...

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jeudi, 14 octobre 2010

Comme sur des roulettes !

Ayant voulu emprunter les bus gratuits avec une classe incluant un élève en fauteuil, j'ai téléphoné à la régie des bus, pour demander s'ils étaient accessibles.
Il m'a été répondu que certains l'étaient, d'autres non, et que l'on ne pouvait prévoir à l'avance.
Nous avons donc choisi de ne pas jouer à cette loterie, au risque de perdre un temps précieux.
Et nous avons tous fait de la marche à pied, enfin, pour ceux qui le pouvaient.

Le pire, c'est que notre destination était le Centre de Prévention routière...

 

Ce qui tombe à pic, et non à plat, c'est que la NR publie justement aujourd'hui une enquête sur la circulation des personnes en fauteuils en centre-ville de Châteauroux. 

"Bien, mais peut mieux faire", telle est leur appréciation.

J'aurais tendance à opiner du chef.

Voici quelques extraits de leurs prouesses, ne ratez surtout pas le récit de la descente des Cordeliers, il est simplement homérique...

 

"Châteauroux. Quatre personnes en fauteuil se sont promenées pour tester l'accessibilité des lieux publics castelroussins. Le test avec une journée type.

Jacqueline, Gérard, Daniel et Éric ont parcouru le centre-ville castelroussin pour en tester l'accessibilité. Bilan : « Bien, mais peut mieux faire ». - Jacqueline, Gérard, Daniel et Éric ont parcouru le centre-ville castelroussin pour en tester l'accessibilité. Bilan : « Bien, mais peut mieux faire ». -  - Photo NR

Jacqueline, Gérard et Éric sont tous les trois en fauteuil roulants « manuels » et Daniel en possède un électrique. Partis de l'APF, place Notre-Dame, les quatre compères décident d'aller faire un tour dans l'hypercentre de Châteauroux. Premier objectif : la supérette de la rue Victor-Hugo.
Les premières difficultés arrivent, rue Jean-Jacques Rousseau : certaines voitures, garées trop près du trottoir, empiètent sur le secteur piéton. « Alors, il suffit qu'il y ait un arbre comme c'est le cas sur cette allée et on ne peut plus passer », commente Gérard. La délégation contourne alors par le square Charles-de-Gaulle.
Arrivés au rond-point du Bombardon, Jacqueline et Daniel coupent par la chaussée. Il est « trop compliqué » pour eux d'emprunter les espèces de plateformes jalonnant le carrefour.
Les difficultés ne s'estompent pas pour autant en arrivant sur le trottoir : à l'arrière de l'hôtel de ville, devant le bureau de tabac, stationne une fourgonnette. « Bon, là, on peut encore passer, mais des fois, c'est vraiment impossible », raconte Daniel. La traversée de la place de la République se fait sans encombre.
Sur les trottoirs de la rue Victor-Hugo, Gérard note un détail : certains pavés, formant des bandes colorées, sont surélevés de quelques centimètres. « Ce n'est pas grand-chose mais ça reste un obstacle de plus à franchir à la force des bras. » Sans compter l'aspect chaotique de l'exercice. Hormis ce désagrément, le quatuor réussit à se rendre sans problème jusqu'à la supérette, puis à Pat'à Pain, à la pharmacie et au bureau de tabac de la rue Victor-Hugo. « On le fait souvent, raconte Daniel. Globalement, nous sommes plutôt bien reçus. »


'' Bien, mais
peut mieux
faire ''

 

Selon le classement 2010 de l'APF concernant l'accessibilité des villes aux personnes handicapées, Châteauroux se classe en 7 e position, sur 87 agglomérations. Au 31 décembre 2009, seules 660 communes sur 34.164 avaient approuvé le plan d'accessibilité de la voirie et des équipements (Pave), demandé dans le cadre de la loi de 2005. Là aussi, l'Indre fait figure de bon élève : 83 communes ont déjà entamé des démarches pour mettre en oeuvre cette accessibilité.

Parcours chaotique dans le vieux Châteauroux

Après le centre castelroussin, direction le vieux quartier, pour les musées Bertrand et Cordeliers. Le groupe emprunte la rue Grande. Aucun problème pour arriver jusqu'à l'entrée principale. Ça se corse au moment de franchir le portail : les fauteuils ont du mal à passer par-dessus les rails de la vieille porte. Les roues du fauteuil électrique de Daniel patinent dans les gravillons. Pour repartir, il fera le chemin en marche arrière. « J'ai trop peur de me renverser », confie-t-il. Pour se rendre aux Cordeliers, le quatuor s'engaillardit et décide de passer par la descente éponyme, entièrement pavée. Premier obstacle : impossible d'emprunter le trottoir, un panneau de signalisation bloque le passage. « De toute façon, il est trop étroit », note le groupe. Arrivée dans la pente qui mène rue Alain-Fournier, Jacqueline craint de ne pouvoir continuer. Chacun freine comme il peut, à la force des bras, des pieds ou en zigzaguant sur le côté. Arrivé en bas, pas le temps de reprendre des forces : il faut remonter la rue Fournier pour atteindre l'accueil « handicapé » des Cordeliers. Éric monte à reculons, à l'aide de ses pieds ; Gérard pousse Jacqueline, tandis que Daniel et son fauteuil électrique filent tout droit, le tout au milieu de la chaussée, dans un joyeux bazar. C'est dit, la prochaine fois, ils prendront par la rue Saint-Martial et la place Sainte-Hélène, davantage carrossables.

la phrase

'' L'accessibilité aux personnes handicapées ne doit pas se limiter à l'accès des lieux. ''

Pour David Dechambre, représentant élu pour la délégation de l'Indre de l'Association des Paralysés de France (APF), les mentalités ont beaucoup évolué, ces dernières années, mais il reste encore du travail dans de nombreux domaines : « Par exemple, les bus sont souvent adaptés mais les chauffeurs n'ont pas toujours reçu de formation pour accueillir ces personnes et ils ne savent pas comment se comporter. Résultat : de nombreuses personnes en fauteuil n'osent pas prendre le bus », explique-t-il. Autrement dit : les adaptations techniques, c'est bien, à condition de savoir prendre en compte l'humain.

Anne-Lise Durif

A retrouver dans son intégralité ICI.

PS  : le rendez-vous des blogueurs aura bien lieu samedi 23 octobre à Jeux 2 Goûts, vers 19h30. Il reste une place disponible, ou même deux ou trois. C'est ouvert aussi aux simples lecteurs de blogs qui passent par ici, histoire de prouver que les geeks sortent de derrière leur écran, parfois, et ne sont pas totalement des "no laïfe" !
N'hésitez pas à vous inscrire ICI.

mercredi, 11 août 2010

Jeux de l'été : sur la piste du crameur de prés

Il paraît que le 11 août est le jour le plus chiant de l'année, du moins dans les médias. Pas d'actu, tout le monde est en vacances. Même les députés ne sont plus en séance pour voter en catimini des lois sur la retraite des jeunes. Les journaux courent après le moindre chien écrasé, même si un chien écrasé ne court plus très vite en réalité. Ni les journaux, d'ailleurs.

Il subsiste néanmoins quelque activité à Châteauroux, que je m'en vais vous exposer sous la forme d'un petit rébus, façon "jeux de l'été".

Avant

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Après
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Mon premier est un pâté de maison entier, qui vient d'être démoli quelques semaines à peine après le départ de ses derniers occupants. Je vous le situe un peu : nous sommes  chemin de Chambon, à Bitray, derrière le lotissement des maisons plates canadiennes, juste avant le stade Louis Studer. Pendant ce temps-là, à l'autre bout du même chemin de Chambon, un énorme bâtiment, vide depuis dix ans, sert de squat à tous les rats du quartier (si ce n'est pas pire), de terrain d'exercice aux pompiers de Châteauroux et de défouloir aux cailleras désoeuvrées, mais résiste encore et toujours aux marteaux du démolisseur qui n'a pas daigné faire de détour, fût-ce pour l'admirer...

 

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Mon second est un joli coin de verdure, de campagne devrais-je dire, qui s'étend entre le lotissement précédemment cité et l'Indre, des champs, des jardins ouvriers, des arbres, un coin tranquille qui a subi hier matin 10 août, un début d'incendie. Quelques cailleras en goguette ? Pas si sûr, il est rare que les d'jeunz excités trainent dans les champs à 7h et demie du matin. J'ai connu assez d'ados pour pouvoir affirmer qu'à cette heure-là, pour eux, c'est un peu le milieu de la nuit. Qui donc alors pourrait s'amuser à craquer une, non, plusieurs allumettes à cette heure indécemment matinale d'un paisible mois d'août ?

 

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Photo+129.jpgMon troisième (mince y'a un troisième, je vais me faire trucider, j'aurais dû écrire deuxième et pas second, mais finalement, je fais ce que je veux, c'est mon blog, naméo) est une rumeur de projet  d'éco-quartier. Des maisons écolo qui afin d'exister nécessiteraient évidemment l'éradication d'un coin de nature, alors que la ville regorge de friches industrielles toutes plus moches mais apparemment indispensables les unes que les autres. Evidemment, pas facile de construire un éco-quartier sur des déchets toxiques... dommage il était question pourtant d'utiliser le site des "100 000 chemises,", (si si , c'était en février 2007, à lire ICI et ). Cela ne semble plus d'actualité.

 

Et mon tout, mon tout ne serait-il pas tout simplement une petite, oh toute petite, spéculation immobilière ? hmmm ? une de plus. On dit, mais ce sont sans doute de mauvaises langues, que souvent, dans le sud, quand ça crame comme ça en pleine brousse, c'est parce qu'un maniaque de la pelle mécanique a une idée lucrative derrière la tête.

Il est vrai que la belle cité de Châteauroux ne manque pas de projets immobiliers. Faudrait juste songer à procurer un travail décent aux simples pigeons qui sont supposés acheter...

 

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dimanche, 08 août 2010

L'Escale a tort

Le plus réputé des restaus routiers du France, L'Escale, sis en la bonne cité de Déols, derrière le Tarmac, route de l'aéroport, a bien du plomb dans l'aile.

L'incomparable plateau de hors-d'oeuvre long d'une coudée a cédé la place à une "assiette (rikiki) de hors d'oeuvre de saison". Faudra m'expliquer commendon et depuikan le chou mariné et le céleri rémoulade sont-ils "de saison" en plein mois d'août ? mais bon.

Sans compter que les moules marinières, emblèmes de la maison, sont devenues acides touchant à l'aigre. On dirait qu'il n'y a plus de petites mains pour éplucher de vraies échalottes en cuisine et comme y'a pas de petites économies, on les achète maintenant en sachet (les échalottes, pas les p'tites mains) au même marchand tout pourri qui fourni aussi le vin blanc cuvée spéciale piquette.

Mais le bouquet - garni, c'est sûr - c'est la "nouvelle carte" !

Le fabuleux rabais de 15 centimes accordé par la maison il y a un an au moment de la baisse de la TVA est désormais soumis à condition : si vous voulez payer votre ragougnasse 15 euros et 10 centimes tout rond, au lieu de 15,25, voyez un peu l'avantage pharaonique, il vous est demandé de vous pointer uniquement les jours non fériés, les non veilles de jours fériés et les non ouikendes !

Donc, à l'Escale, il faudra aller en semaine, si vous ne voulez pas y laisser votre chemise.

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Ou alors, il faudra plus y aller du tout ...

Quand le passé est passé et que le bon vieux temps s'estompe, mieux vaut tourner la page - de la nouvelle carte - et voguer vers de nouveaux horizons. Quant à devenir fan de l'Escale sur FB ? c'est moderne, mais non vraiment, très peu pour moi, j'aime mieux Burger King, dommage, y'en a pas de ce côté-ci de la Manche.

 

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Adieu l'Escale, vraiment, je t'aimais bien...

 

jeudi, 22 juillet 2010

Du coeur à l'estomac

Ventre affamé n'a pas d'oreilles, mais il peut avoir de la gouaille.

Les clientes du Kleines Cafe en ont, faut croire aussi qu'elles sortent rassasiées.

 

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Christine serait donc la seule pâtissière valable de notre mégalopole ? Je connais plus d'une toque amidonnée qui risque de s'en froisser.  Heureusement que presque personne ne lit l'Echo la Marseillaise. Dommage d'ailleurs, car c'est le dernier journal qui nous parle vraiment de nous, les Castelroussins. Avec le Guide du Routard, peut-être.

Depuis qu'elle est dans le Guide du Routard, Christine voit arriver de plus en plus d'exilés. Il faut savoir que c'est la saison. Comme les hirondelles au printemps, les fonctionnaires mutés se posent actuellement dans nos régions, comme pour annoncer la rentrée (beêêerk, quel vilain mot). Et ils se posent de préférence au Kleines Cafe où ils sont bien accueillis.

 

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Car on n'y déguste pas que de succulentes pâtes meringuées avec des pépites de chocolat ou des cafés parfumés. On s'y délecte aussi de bavardages, on y fait des rencontres. Au Kleines Cafe, on n'est jamais nombreux, la salle est de taille réduite, mais on n'est jamais seul non plus. Christine qui est toujours à la bourre, prendra c'est sûr le temps de tailler une petite bavette. C'est même pour ça qu'elle est à la bourre, et c'est ce qui fait son charme. Avec son inimitable accent, évidemment. Et vos voisins de table deviendront naturellement vos amis, vous échangerez vos bonnes adresses, et tapoterez la joue de leurs enfants. Cômme là-bas, dis.

Si vous voulez en savoir plus, lisez l'Echo la Marseillaise, si si, ça existe, c'est seulement un euro,  c'est moins cher que Closer et c'est plus rigolo. Mieux encore, passez prendre un café au Kleines, la porte est ouverte, de 11 à 19h sauf les dimanche et lundi. Et si elle est fermée, c'est que la clim' est en train de tourner. Rassurez-vous, l'ambiance n'y est pas pour autant glaciale.

Mes dernières agapes...

 

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Cheesecake au coulis de fruits rouges (y'a aussi caramel si on veut)
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Est-il vraiment nécessaire de trouver une légende à cette photo ? argghhhh...