samedi, 31 octobre 2009
Thé au ... politain
Non, Villedieu sur Indre n'est pas dans le Sahara. La preuve, c'est une ville dynamique qui a même un BLOG !
Grâce à ce blog, propulsé par wordpress (et par DOM, notre amie castelblogueuse historique) j'ai appris que les habitants de Villedieu s'appellent des "théopolitains" (de la racine grecque "théos" qui veut dire dieu, comme dans Villedieu, sans doute, mais fallait aller la chercher, cette racine...)
J'ai appris aussi que s'ils ne sont pas des métropolitains d'une mégalopole, les théopolitains peuvent s'enorgueillir d'avoir un maire qui porte de superbes cravates. Et des costumes à faire pâlir d'envie les maquereaux sardines qui bouchent le port de Marseille...

05:39 Publié dans Un peu de geek attitude | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : villedieu sur indre, théopolitains, thibault, indre, blog, 36
samedi, 12 septembre 2009
Pirate à quai
On peut dire qu'on est bien loin de la mer, les seuls quais sont ceux du Cher ou de la gare, et pourtant, on peut être pirate à Vierzon.
Vous en aurez sans doute entendu parler, fin août, un certain "THX Fuck" - élégant pseudonyme, n'est-ce pas ? - se planque dans la salle du Ciné Lumière de cette bonne ville. Il filme les nouveautés hollywoodiennes pour les diffuser sur la Toile. Parfois, on ne peut pas dire que ce soit une bonne affaire, étant connée la qualité médiocre de certains blockbusters. Mais, bon ou mauvais, un film américain, ça coûte de l'argent, et on n'est pas prêt, dans l'industrie du cinéma, à tout rendre gratis.
Donc, sus au pirate berrichon !
Et dire qu'on croirait qu'il ne se passe rien, à Vierzon.
Les barbouzes de l'ALPA (l’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle) ont essayé de le coincer en se dissimulant pendant quatre jours derrière un totem publicitaire percé de deux trous pour les yeux. Les bonnes vieilles méthodes de papa n'ayant pas fonctionné, ils ont sorti les lunettes à infrarouges.
Toujours rien. Ce THX, quel malin.
Le prochain nanard hollywoodien serre déjà les fesses de trouille, et si vous allez au Ciné Lumière à Vierzon, vous risquez bien d'assister à plusieurs types de spectacle, pas seulement sur l'écran...
Suite au prochain épisode.
Voici quelques pages en lien avec toute l'histoire glanées sur le net :
http://www.liberation.fr/culture/0101587885-hollywood-se-...
http://www.hdnumerique.com/actualite/articles/6276-thx-fu...
http://www.zataz.com/news/19389/warez--vierzon--pirate-de...
http://www.newstin.fr/rel/fr/fr-010-003036995
http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Societe/Vierz...
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=5222
(t'as voulu voir Vierzon, photo tirée de la galerie deLili Lily sur FlickR)
A votre avis, pourquoi Brel a-t-il intitulé "Vesoul" une chanson qui commence par "t'as voulu voir Vierzon" ?
Hein ?
09:59 Publié dans Un peu de geek attitude | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : vierson, thx fuck, berry, piratage, audiovisuel
dimanche, 30 août 2009
Châteauroux c'est fou, sur Twitter
"Twitter", ça veut dire un truc du genre "gazouiller comme des oiseaux sur leur branche". Comme ça, pour rien. Pourquoi ne pas twitter quand on est castelroussin ?

D'abord, parce que franchement, ça ne sert pas à grand chose, mais bon.
Et puis, y'a déjà Facebook qui sert à rien.
Les messageries instantanées qui ne servent pas à grand-chose.
Juste, c'est un nouveau prétexte pour perdre du temps sur le oueb.
Je ne pouvais donc pas nous épargner ça.
A Châteauroux aussi on a parfois du temps à perdre.
Si si.
Et puis ce matin, ma connexion est tellement lente que je ne peux même pas capter de radio en ligne.
Alors que twitter, je peux.
11:44 Publié dans Un peu de geek attitude | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : twitter, chateauroux, indre, 36
jeudi, 27 août 2009
Comme s'il pleuvait en lune montante...
... oui, comme une p'tite poussée de girolles en été, les blogs politiques éclosent, frais et joufflus, multipliant les articles à la vitesse de Lucky Luke trouant une palissade pour rien.
Faut dire que, si on se met sur la pointe des pieds, on aperçoit déjà, à l'horizon, les prochaines élections régionales, de 2010.

Voici venu tout d'abord "Bienvenue à Châteauroux City", blogue sur lequel on respire entre les lignes une fragrance socialiste. Je ne pense pas néanmoins qu'on puisse y voir l'expression de l'organe officiel, ou bien alors, le niveau en orthôgraffe a pas mal baissé à l'ENA depuis la délocalisation. Le blog a beau vanter les atouts du capitaine chef de section Flam (voir à dr... non, à gauche <---) - l'avenir politique de l'Indre ? (sic) - le syle reste un peu artisanal. Mais c'est aussi le côté sympa de l'affaire, disons... J'aime bien notamment "l'Indre futur eldorado gériatrique", c'est alléchant, comme titre.
Le blog existe depuis un mois, ça remonte à la dernière lune montante, il avait plu en juillet, rappelez-vous.

En revanche, pas d'ambiguité pour ECOLO 36 ou "Ecologie en Berry", le titre est variable suivant les pages, allez savoir pourquoi. Un blog multiforme donc, mais unilatéralement VERT ! Avec un grand V et un grand air. Et ce blog est né à la même période que le précédent, c'en est troublant...
Parfois le vert est un peu pâle, et je me suis démonté les rétines (surtout la gauche ^^) à essayer de lire le sommaire, mais bon, je fais rien qu'à me plaindre, de toutes manières.

Vous le saviez, vous , que le collège Rosa Parks à Saint-Jean était si écolo ?
Concernant l'eau, je me méfiais déjà avant. C'est vrai, c'est pas normal d'avoir des hallucinations et des diarrhées vertes après un simple verre de flotte. Ou alors, ça explique la multiplication des médiums berrichons.
On dit souvent que la Pythie vient en mangeant. Dans l'Indre, elle pourrait bien venir en buvant.
D'ailleurs, pour les nitrates, (je ne remets pas le lien, c'est déjà fait dans l'article précédent.. merci pour la pub), c'est le moment ou jamais de se méfier, avec la sécheresse actuelle, vous riquez bientôt d'en voir couler de la poudre, de votre robinet...
22:12 Publié dans Economie, urbanisme, Exprimons-nous !, Un peu de consommation éclairée, Un peu de geek attitude, Un peu d'écologie, Un peu d'ethnologie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : écologie, politique, élections régionales 2010, indre, chateauroux, 36, parti socialiste, les verts
mardi, 25 août 2009
En avant la musique...
"Il était 8 heures 59, ce matin, comme toutes les heures pile, chaque radio de la bande FM se préparait me farcir la tête avec les Z'infos toutes les mêmes copiées sur les dépêches AFP récitées avec plus ou moins de brio ... ou de parcimonie. Assaisonnées de pubs, avant, après, pendant, sur les bords, au milieu. Bref, le temps d'arriver à pied d'oeuvre, c'est-à-dire au bureau, pas une note de musique destressante, pas de massage de matière grise pour me détendre...
Et je suis arrivée toute énervée, pas du tout performante..."
Heureusement, tout ça, c'était un cauchemar, un lourd souvenir du passé. Le temps d'avant Balistiq. Balistiq ? la radio associative de Châteauroux, animée par des bénévoles. Mais pas que des amateurs, faudrait pas confondre.
En vrai, je suis arrivée à destination après un jubilatoire (comme on dit dans Télérama) crépage de chignons, celui de Brassens dans l'Hécatombe, et d'autres titres très cools je ne connais pas le nom, malheureusement, ils ne l'ont pas dit. Mais tant pis, j'avais pas envie d'entendre du blabla de toutes manières...
Eh oui, il va être temps de lui souhaiter un bon premier anniversaire, à Radio Balistiq, qui émet depuis septembre dernier, sur 103.00, je vous le rappelle. Levons nos ... canettes à sa santé.
Et si vous n'aimez pas Brassens, qu'à celà ne tienne, la programmation est éclectique, sur Balistiq. Jugez-en par les différents podcasts, et le soir, y'a des émissions où on parle, oui aussi. Dans les couloirs du lycée, tout le monde connaît Balistiq et y'en a même des qui écoutent, parmi les d'jeunz.
Un seul petit défaut, dans le press-book, pas de mention de la note publiée le 27 août dernier sur Châteauroux c'est fou... reconnaîtrait-on mal le bénévolat des autres, sur radio Balistiq ?
Pour ceux qui voudraient participer, Balistiq recherche des animateurs. Si vous avez un physique de radio, pourquoi ne pas vous lancer ?
Myspace de Gwilherm et son titre "Châteauroux district"
20:03 Publié dans Loisirs et culture, Un peu d'pipeule, Un peu de geek attitude | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : radio, association, balistiq, 103.00, châteauroux, indre, 36
mardi, 18 août 2009
Le Berry vu par Paris
Transmis par notre envoyé spécial de la grande presse parisienne dont je tairai le nom, car si on savait qu'il travaille pour les Berrichons, il risquerait sa réputation, voici l'article de Télérama sur le Berry :
Berry et sorcellerie
| Le 16 août 2009 à 16h00 | | |
| Tags : Berry Mystère Paranormal | ||
LE MONDE BOUGE - Ici, les rebouteux soignent hommes ou bêtes, les médiums discutent avec George Sand et pratiquent des désenvoûtements. Reportage dans un pays nourri de culture sorcière.

Fantastique Berry | 14 août 2009
« Maintenant, je devine aisément l'arrivée et l'identité de mes interlocuteurs. Un défunt, je suis remplie de froid. Un ange, c'est chaleur et énergie. » Non, vous ne rêvez pas. C'est Nicole Dhuin, ex-ingénieur géologue qui parle, de sa voix douce et calme. Et sans chercher à convaincre, juste pour témoigner. En recommandant de ne pas la rendre trop ridicule. « Pas un jour où je ne reçoive un coup de fil pour désenvoûtement ! Des paysans pour leurs cultures ou leur bétail ; des villageois pour leur fils ou leur fille. On croyait ces pratiques dépassées. Vu les demandes que j'ai, je peux vous dire qu'elles reviennent au galop, ou n'ont jamais cessé... »
Là, c'est Patricia Darré, très active journaliste à France Bleu Berry Sud et médium non moins brillante. Ou encore André Brunaud, négociant en grains à la retraite : « J'avais une tante qui guérissait les brûlures et les piqûres. Mais pendant la guerre, c'était loin d'aller à vélo chez elle faire soigner le moindre bobo ! Je lui ai demandé de me passer son don. Ça a marché. Sur les hommes comme sur les animaux. A condition d'intervenir vite. Je touche alors légèrement la zone atteinte, je prononce une formule pendant deux minutes, le soulagement vient quelques heures plus tard. Comment et pourquoi ? Je n'ai jamais cherché à savoir. Peut-être une relation d'inconscient à inconscient ? J'ai moi-même transmis ce don à mon fils, et je ne veux pas en faire réclame. J'aime bien aider, évidemment bénévolement, mais j'aime aussi rester tranquille... »
pour en faire le centre sacré des Gaules.
Quel est donc ce pays où l'on commerce avec les anges et les défunts ? Où l'on envoûte et communément désenvoûte ? Où nombre de médecins incitent en sous-main à faire soigner son zona chez le guérisseur du coin ? Pourquoi tant d'esprits errants dans cette campagne apparemment si banale et pourtant si secrète ? Qu'elle soit ondulée de collines ou soudain plate et rongée d'étangs ; assombrie de forêts touffues ou percée au plus intime d'une noire rivière, la Creuse, si bien nommée. A l'aube, des brumes épaisses et blanches couvrent le paysage ; au crépuscule, des nuées de chauves souris y étendent leur royaume et les serpents, le jour durant, hantent les chemins.
On dit qu'autrefois, un peu plus au nord, du côté de Bourges, les druides avaient déjà choisi la région pour en faire le centre sacré des Gaules. La densité vibratoire du sol y serait plus puissante qu'ailleurs, et plus sensibles les courants telluriques qui le traversent. Le Berry ] royaume de « l'Ours », selon les origines celtes du mot – serait une terre forte et lourde, à l'énergie souterraine qui happe. Rien d'étonnant à ce que la très sensitive et prolifique George Sand (1804-1876), élevée chez sa grand-mère à Nohant, y soit restée sa vie entière attachée, y invitant ses amis Chopin, Flaubert, Delacroix, Dumas... – eux aussi amoureux de l'endroit –, et puisant, dans la demeure natale où elle mourra, l'énergie de bien des livres et réflexions politiques, historiques, féministes, théosophiques.
De La Mare au diable (1846) à La Petite Fadette (1849) et aux Maîtres sonneurs (1853), George Sand n'a cessé en effet de célébrer une modeste mais fascinante campagne où le merveilleux, sans fin, le dispute à la magie. « Sa petite-fille Aurore Sand, que j'ai bien connue, était une grande médium, qui avait même aidé la police à retrouver un criminel grâce à son pendule, se rappelle Christiane Sand, descendante de la romancière. Mais elle n'a jamais voulu me dire si son aïeule avait fait tourner les tables à Nohant : "Ces choses-là doivent être secrètes, disait-elle, sinon elles ne se répètent pas." » Christiane Sand, elle-même, reste discrète - pour éviter, dit-elle, les traditionnelles moqueries – sur la manière dont George Sand en personne lui aurait communiqué sa colère face au réaménagement à la française d'un parc de Nohant imaginé par elle « à l'anglaise ». « Du coup, j'ai fait du scandale, alerté les Monuments historiques, et on m'a écoutée. George m'a dit où mettre les fleurs, la paysagiste a obéi. »
on s'est mis peu à peu à pratiquer
la médecine du pauvre.”
C'est au XIXe siècle, selon l'historien et écrivain Gérard Coulon, que le Berry s'est découvert une culture sorcière. Quand les paysans commencent à quitter les campagnes et à émigrer vers la ville ; quand le pays déserté, appauvri se voit livré à l'abandon. « Les communautés villageoises étaient bien obligées de se prendre en charge et de se débrouiller seules, explique-t-il. Sans service médical, isolé de tout, on s'est mis peu à peu à pratiquer la médecine du pauvre. Dans chaque village, il y avait un guérisseur ou un rebouteux ; et dans de nombreuses familles, il n'était pas rare qu'un parent sache "barrer" un certain type de mal : problèmes de peau, brûlures, piqûres en tout genre. Ma propre mère soignait les dartres. Et même si je suis totalement sceptique, je l'ai vue réussir en effleurant l'endroit malade avec une épingle rouillée et en récitant cinq jours durant des prières à la Vierge. »
Dans les années 1960-1970, nombre de conteurs régionaux, à la façon de Jean-Louis Boncœur, grand collectionneur d'objets magiques et lui-même « un bout sorcier », comme on dit ici, ont colporté ces histoires fantastiques, fiers peut-être de redonner à une région de plus en plus déshéritée l'originalité, les pouvoirs aussi, qu'elle était en train de perdre. Et voilà qu'en 1973 sort avec succès chez Robert Laffont L'Œil du sorcier... Une histoire d'envoûtement, aujourd'hui en France, de Philippe Alfonsi et Patrick Pesnot, ou l'incroyable liste des mauvais sorts jetés à un riche vétérinaire et à son innocent troupeau de moutons, à la frontière de l'Indre et du Cher. La légende du Berry était faite, sur laquelle même les publicités institutionnelles continuent de jouer à plaisir : il n'est que d'entendre vanter avec gourmandise les « magies » du Berry sur France Inter. « Mais ces magies-là sont devenues du folklore, sourit Gérard Coulon. Restent juste nos nombreux calvaires aux carrefours de routes, où l'on dit que les sorcières avaient coutume de se rassembler. C'est pour les exorciser qu'on a installé des crucifix. Sinon, et depuis longtemps, je n'ai vu ni chouette clouée sur les granges, ni corbeaux morts ou plumes déposés devant les maisons, ni cadavres de hérissons dans des pochons, ou mystérieux petits paquets ficelés - à ne surtout pas ouvrir ! - sur les grands chemins... »
Nos pensées peuvent tout.”
Nicole Dhuin ne croyait plus à grand-chose, elle non plus, quand les anges ont déboulé dans sa vie. L'ont instituée leur « secrétaire ». Et poussée à ouvrir le centre d'accueil et d'études baptisé Mexico en Berry. A cette ingénieur géologue devenue dynamique commerçante et chef d'entreprise à Châteauroux avant de prendre sa retraite, il a fallu plusieurs années d'enquête, de recherche, une maladie même – trop d'angoisse et de doute me rongeaient, explique-t-elle – pour qu'elle accepte ses dons de médium ; soit d'intermédiaire privilégiée entre monde visible et invisible. A partir de 1995, une pensée impérieuse – précédée d'une intense chaleur, dit-elle encore – la réveille à n'importe quelle heure de la nuit, l'incite à se lever et à prendre note de ce qui lui est dicté. « D'abord je me suis rebellée. Je ne comprenais rien à cette écriture dite "intuitive", héritée de la mystique allemande Hildegarde de Bingen, du XIIe siècle, et qu'on oppose d'ordinaire à l'"écriture automatique" où la main du médium se met à écrire toute seule, et souvent en phonétique, une suite de mots attachés ensemble, explique la divine secrétaire. Mais tant que je n'obéissais pas à la voix, je ne dormais pas. Pourtant, moi qui ai en horreur les charlatans, je m'en suis posé des questions sur ces anges qui se présentaient comme "ange de l'amour universel", "ange de la joie", "de la paix", ou "de la guérison"... et qui me soufflaient des messages d'amour, d'indulgence et de tolérance d'un style simpliste qui m'étonnait. Pourquoi des anges ? Et qu'est-ce que des anges ? Et puis je me suis résignée à être leur canal d'énergie. Et à transmettre cette énergie à ceux qui me la demandent désormais. Car à force de travail, c'est-à-dire de quête de vide, de calme, les dons s'accroissent. Mais je suis persuadée de ne pas être une exception : tout le monde peut communiquer avec l'invisible. Nos pensées peuvent tout. D'ailleurs, de plus en plus de gens, ici, me disent recevoir des messages. »
Comme Patricia Darré, par exemple, de France Bleu Berry Sud, quand juste après son accouchement, en 1995, elle s'est trouvée victime du syndrome de « l'écriture automatique » avec des morts en direct sous le stylo – cette journaliste fonceuse et pragmatique s'est pourtant crue atteinte de schizophrénie ou d'un baby blues « psychotique ». Elle file chez un psychiatre de Châteauroux chez qui, justement, le phénomène se manifeste. Et la voilà qui écrit malgré elle, sous l'emprise d'un parent mort du psy. Lequel découvre éberlué sous sa plume des détails inédits de sa vie de famille. Ça n'a plus cessé. « Les morts se présentent sans que je les appelle. Ou je peux aussi, à la demande de quelqu'un, chercher à communiquer avec l'un d'eux. Je me souviens d'une grand-mère qu'on m'avait demandé d'invoquer et qui m'avait répondu de son au-delà : "Mais ça va pas la tête, j'y crois pas à votre truc !" Un journaliste ami, qui bouclait un scénario sur Jeanne d'Arc, m'avait demandé d'entrer en contact avec elle pour vérifier deux ou trois choses. Je la convie dans ma tête. Et je me retrouve face à une aristocrate au langage châtié qui me révèle être la demi-sœur de Charles VII, dressée depuis l'enfance à la guerre, et chargée, sous la défroque d'une bergère, de faire basculer le peuple du côté du roi de France et non de celui du roi d'Angleterre. Ne riez pas. C'est tellement dingue. J'ai honte d'en parler. Et soyez sûre que je ne cours pas après ces manifestations qui pompent tant d'énergie, donnent soif ou faim ; mais si elles apaisent quelqu'un... Moi-même, quand un mort se présente, je ne retrouve mon calme qu'après avoir "transmis". Ce que font mes défunts ? Tout ! Certains travaillent, d'autres cuisinent, construisent leur maison. Aucun ne me parle de Dieu. J'ai l'impression que notre esprit est si puissant qu'il continue sa route après la mort comme il le souhaite. Je n'ai jamais cherché à monnayer mes pouvoirs, juste à rendre service. "L'argent tue le don", disait au XIXe siècle l'initiateur du spiritisme en France, Allan Kardec. Quant à ma vie, elle a peu à peu changé. Si le journalisme me maintient heureusement dans le réel, j'ai découvert combien le rationnel et l'irrationnel étaient imbriqués, complémentaires. Combien notre pensée était puissante et pouvait soulever les montagnes. »
faire du mal. Un sorcier n'est jamais qu'un guérisseur
qui a fait son "coming out" dans le mal”.
Ou des mauvais sorts. Et Patricia Darré d'évoquer ce que tous feignent d'ignorer là-bas ; par crainte, dit-elle, d'attirer sur soi le mal si l'on brise la loi du secret. Car en terre sorcière, tout est question de flux et de reflux, d'onde mauvaise qui peut revenir en boomerang, de leveurs de sort qui soudain se changent en jeteurs de sort. Or ces derniers reviendraient nombreux, paraît-il, en pleine vogue gothique. Et nombre d'habitants se croient envoûtés pour un oui, pour un non. « Tous ceux qui ont le pouvoir de guérir peuvent aussi faire du mal. Un sorcier n'est jamais qu'un guérisseur qui a fait son "coming out" dans le mal. Il n'y a qu'à inverser les formules. » Elle dit ça crânement, elle qui est une des rares à accepter de mettre à plat ses abracadabrantes aventures spirituelles. A l'hôpital du Val-de-Grâce, le professeur Bruno Duroux devrait bientôt passer au scanner le cerveau de notre Berrichonne. Histoire de voir quelle anomalie ou hypertrophie façonne une tête de médium.
Bénédict Deloeuvre
Télérama n° 3108
Alors, ça vous inspire quoi, tout ça ?
14:14 Publié dans Loisirs et culture, Pittoresque, Un peu d'pipeule, Un peu de geek attitude, Un peu d'ethnologie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : cliché, télérema, presse, berry, sorcellerie, 36
mardi, 28 juillet 2009
Une grue bloque la rue
Mais non, vous m'avez mal comprise ! ou vous avez l'esprit mal tourné.
Cette grue n'est qu'un engin de chantier. Voir la NR qui vous expliquera tout.
D'abord les autres, les "hot", se contentent d'arpenter les trottoirs, ou les bas-côtés. Enfin, là où on en voit.
Parce qu'à Châteauroux, la péripatéticienne fait profil bas. Depuis le temps que je fréquente le coin, je n'en ai pas vu l'ombre de la queue d'une...
Etrange client pudibond que le client berrichon... alors, dans ces conditions, que pronostiquer de l'avenir de notre nouvelle boutique hype : Erotika, le 2ème sex-shop de Châteauroux, qui vient d'ouvrir rue de Verdun.
A noter, Erotika est inscrit sur une liste de clubs échangistes... et il propose, comme les piscines si contestées l'année dernière, des demi-journées réservées aux femmes, les lundi et jeudi matins... en revenant des courses, par exemple, c'est pas une idée qu'est bonne ?
Aiguillonné sans doute par cette concurrence inédite, le premier qui semble semble vivoter dans la rue de Mousseaux, vient de refaire sa vitrine. La rue de Mousseaux, une rue que j'arpente emprunte régulièrement, sans la bloquer, quoique avec mon vélo, je gêne un tant soit peu, disons que je ralentis temporairement la situation, donnant ainsi à l'automobiliste un bon prétexte pour s'attarder devant la susdite vitrine.
Ce billet, je le rédige suite à plusieurs connexions ayant eu lieu sur mon blog à la recherche de ce fameux sex shop à Châteauroux. Ainsi, les prochains visiteurs auront du moins les informations qu'ils souhaitaient. Et nul doute qu'après ça, les recherches vont se multiplier. J'avais déjà souvent affaire à des requêtes type "Sonia transsexuelle à Châteauroux" - j'en rpofite pour lui passer le bonjour, si il ou elle existe.
Voilà qui ne va rien arranger...
10:28 Publié dans Loisirs et culture, Marchons dans la mode, Pittoresque, Un peu de consommation éclairée, Un peu de geek attitude, Un peu d'ethnologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : grue, sex shop, erotika, espace x, chateauroux, indre, 36
samedi, 11 juillet 2009
ChâteauRoue... dans l'Indre
Vous avez sans doute entendu parler de cette intiative artisticommerciale, qui a entraîné la décoration baroque des vitrines du Centre-Ville, en cette période estivale.
Bon, ben je voulais juste vous signaler qu'elle avait aussi un BLOG, en forme de press-book.
Pour la bannière, ils se sont pas trop foulés, mais bon.
Voilà, bonne lecture...
05:34 Publié dans Economie, urbanisme, Loisirs et culture, Marchons dans la mode, Pittoresque, Un peu de geek attitude | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : chateauroue, art, culture, indre, chateauroux, 36
dimanche, 21 juin 2009
A la baguette !
C'est comme ça qu'elle nous fait marcher, Wicket.*
Est-ce pour cette raison qu'elle a appelé son blogue "au doigt et à l'oeil" ?...
* NB C'est même pas vrai, c'est juste pour la rime. Elle est très gentille, Wicket.
05:46 Publié dans Un peu de geek attitude | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blog, wicket, chateauroux, indre, 36
samedi, 30 mai 2009
Châteauroux s'en fout
Je continue de bloguer dans l'indifférence des véritables castelroussins, vous savez, ceux qui font des recherches en généalogie et qui lisent (ou écrivent dans) la Bouinotte.
Seuls les immigrés et la diaspora berrichonne me lisent ou reluquent mes photos.
Mais c'est pas grave tant que ça me fait encore PLAISIR.
Donc, Châteauroux s'en fout, apparemment, de "mes" chevaux. Oui, ceux qui sont encore-mais-plus-pour-très-longtemps dans les grands champs de la Vallée de Chambon et pour lesquels j'ai édité cette pétition.
Près de 90 signataires quand même, que je remercie. Les chevaux vous font un frou-frou-frou de douceur aussi (j'ai quand même fait remonter à la mairie un lien vers la pétition pas de réponse pour l'instant... qui vivra verra)
Au moins, en avoir parlé ici leur aura rapporté quelques quignons de pain rassis en rab. Non que je m'inquiète de leur estomac en ce moment, l'herbe est grasse et même très haute, car ils ne sont plus assez nombreux pour tout manger.
Mais cet hiver, s'ils sont encore là, alors, je ne sais pas.
Les propriétaires passionnés qui entretenaient la parcelle et faisaient encore l'année dernière les foins ont pris leur tracteur et leurs fourches à leur cou pour aller se faire voir ailleurs et il est désormais aisé pour la municipalité de prendre à témoin les foules en leur montrant l'abandon des pauvres bêtes. A supposer que les foules s'y intéressent. Même pas 90 personnes, dont la plupart ne sont pas de Châteauroux, c'est bien peu au regard des prétendus 60 000 habitants de l'agglo (chiffres du New York Times). Presque aussi pire que les élections européennes, comme dirait Kévin du CM2.
Je les regarde paître, "mes" chevaux, et profiter des longues soirées de mai avec une nostalgie d'avance.
Bientôt...
Découvrez Didier Super!
Mais surtout, si deezer veut bien fonctionner :
Découvrez Marcel et son orchestre!
09:01 Publié dans Actualités, Economie, urbanisme, Exprimons-nous !, Un peu de geek attitude, Un peu d'écologie, Un peu d'ethnologie | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : chevaux, bouinotte, vallée de chambon, indre, 36, chateauroux











