lundi, 01 février 2010
La semaine du blanc
Patinoire le jeudi, et congélateur le samedi. Il a suffi de 20 minutes à Carrechanclerc, pour changer d'univers.
Un p'tit tour au rayon frais, acheter des oeufs pour les crêpes de rigueur - il faut bien s'entraîner le poignet en vue de la Chandeleur - et un lourd manteau blanc a déjà tout recouvert.
Les "queues de lapin" tombent en rang serré, et les pauvres automobilistes berrichons roulent au pas, volant serré d'une poigne anxieuse. Il faut dire que ça tenait bien et que ça dérapait sérieusement. Heureusement, une heure plus tard, tout était oublié et le soleil brillait. Glacial mais triomphant. Et le tout offrait à Emmaüs un spectacle surréaliste : un pique-nique au Pôle Nord...
20:20 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : neige, 30 janvier 2010, averse, grand froid, chateauroux, indre, 36
mercredi, 27 janvier 2010
Le bio, c'est gore
Voilà à quoi ressemble le Nutella bio :
Eh oui, sans émulsifiant, l'huile se sépare de la pâte de noisettes.
C'est gras, c'est un peu dégueux à voir, mais c'est quand même bon.
Moins sucré que le Nutella qui contient 56 % de glucides alors que le bio est à un quart, mais près de 50% de lipides dans le bio. Au moins, on ne nous vend pas du vide. Et on n'est pas obligés de boire toute l'huile bio....
Sinon, c'est cher, aussi. Mais ça, c'est normal, c'est la marge de la grande distribution.
18:51 Publié dans Un peu de consommation éclairée, Un peu de cuisine, Un peu de geek attitude, Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : nutella bio, pâte de noisettes, grande distribution, chateauroux, indre, 36
lundi, 11 janvier 2010
Régime sans sel
Naïve, je croyais que si on déneigeait en priorité les grands axes, ensuite, on passerait aux plus petits.
Flagrante erreur de ma part. En fait, les rues non essentielles, je ne sais pas comment elles sont choisies, peut-être celles non susceptibles d'être empruntées par le maire au volant de sa grosse bagnole, ne reçoivent même pas un gramme de sel. Tant mieux pour l'écosystème... mais tant pis pour vos fefesses toutes bleues quand vous vous êtes ramassés dessus en traversant du pas de la vieille poule pondeuse contrariée une couche d'un bon pouce de bonne glace bien dure et bien lissée par le passage des bagnoles, couverte d'une neige tassée à la limite de fondre.
Tant pis pour vous si demain matin vous vous tapez le trottoir ou le voisin (enfin sa voiture, hein) quand il aura bien regelé par-dessus le chantier.
Voilà un maire courageux, ce monsieur Mayet, il n'a pas peur des procès de ses administrés. J'en connais qu'ont dû raquer pour moins que ça, une cheville foulée sur un pavé déchaussé et il n'en faut pas plus pour porter plainte contre une municipalité. Mais pas à Châteauroux, même pas peur !
Bon bref.
Le cycle sur glace, je laisse ça aux acrobates d'Holliday on Ice. Demain, une fois de plus, je devrai me passer de mon vélo et rouler dans ma voiture qui pollue.
Viv'ment l'dégel !
Et en attendant, encore un jour de régime sans selle.
Question subsidiaire : pourquoi à votre avis la neige a-t-elle fondu sur la voie de droite et point sur celle de gauche ? ^^
20:42 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : neige, déneigement, sel, chateauroux, indre, 36
dimanche, 22 novembre 2009
Adieu les dadas
Cette fois, ils sont partis, les chevaux de Chambon. Quenel, le dernier de Mohihicans, a fini par monter dans le camion.
il est aujourd'hui à Laleuf, je l'ai appris sur Fessebouc, comme quoi ce truc peut à l'occasion servir à quelque chose.

A ses pieds, les restes de ses crins bourrés de grattons. Non, il n'aura plus de grattons, Quenel, mais plus de grand espace non plus. Au moins, d'après Frédéric, a-t-il retrouvé quelques-uns de ses frères, en attendant de rejoindre toute sa petite famille en Bretagne. J'espère que le champ breton est vaste, on a de gros sabots, quand on est Trait Breton.
Dorothée...





Niagara...





Joyeux...





Et Prince...



Désormais, le champ est vide. Sauf si on considère les ronces et les chardons comme une population.
On a juste le droit d'y pêcher quelques poissons.
A défaut de canassons, comme en avril dernier :
"

Quenel est tombé à l'eau... la veille il boitait d'un postérieur... le véto devait venir le lendemain matin et voici ce qu'on a vu quand on est arrivé au pré en attendant le véto...

Après quelques heures de galères les gens qui travaillent à l'entretiens de la ville viennent à la rescousse...avec un Manitout!!!

Le loulou est donc treuiller hors de l'eau!!! Ouf!!!

Une couverture et du repos pour finir cette journée bien mouvementée..."
Je vous rassure, c'est comme à la télé : tout s'est bien terminé. Quenel était rétabli cet été.
Si vous voulez savoir ce que les traits bretons sont devenus, quelques indices sur les forums ICI ou Là.
Certains sont partis dans le 78, d'autres en Bretagne.
Espérons qu'ils seront heureux. Comme avant. Les pieds pas assez souvent faits. Mais pas de selle sur le dos et de gamins malpolis en permanence accrochés aux crins.
Non, juste un grand pré avec son troupeau.
Un genre de maltraitance qu'on souhaiterait à plus d'un sans-abri.
18:01 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : chevaux, vallée de chambon, 36, chateauroux, indre
vendredi, 25 septembre 2009
Ce fruit, il a du chien !
Le cynorrhodon, ou "rose du chien", ou, plus prosaïquement, "gratte-cul", est un fruit de circonstance. Je vous conseille fortement d'en cueillir dès la première gelée passée, car il est très riche en vitamine C !
Et donc souverain en cas de grippe !!!!
Il prévient efficacement le scorbut, car il contient 20 fois plus de vitamine C que l'orange et ne pourrit pas, d'où la référence aux marins d'hier : ils pouvaient en emporter pour les voyages au long cours. Sauf qu'ils ne le savaient pas. Ils préféraient aller envahir et démolir la gu... tronche des indigènes qui eux, savaient, mais parlaient pas français, puis de toute manière, i'z'étaient morts.
Bizarrement, je me sens fort peu menacée par le scorbut. Et vous ?
Mais la grippe, ça, ça fait PEUR !
Alors, plus besoin de masques ? de se laver les mains ? gavez-vous donc' de cynnorhodon ! meuh non, je rigoooole, gros dégoûtants ! c'est bein insuffisant, surtout si vous avez la mauvaise habitude d'aller aux toilettes avant de serrer les mimines de tout le monde. Le cynorrhodon ne peut rien pour vous.
Y'a plein de moyens de le déguster, le cynorrhodon, on en met par exemple dans la bière berrichonne, et il existe du sirop berrichon aussi, mais le plus simple est de l'infuser : ça vous fait une jolie tisane rouge, que vous pouvez adoucir avec le tilleul que vous avez eu la bonne idée de récolter en mai ou juin...
Sinon, y'a du suc'... enfin, si la grève à Carrouf s'arrête, parce que ces derniers jours, on se croirait dans un magasin soviétique après la chute du Mur. Dont on va fêter bientôt le vingtième anniversaire, comme ça tombe bien.
Bref, le cynorrhodon, c'est pas cher, et ça peut rapporter gros... enfin, ça ne provoque pas d'émission de carbone à la production, ou si peu - je vous promets que l'églantier est économe et ne délocalise pas en Chine - et y'en a partout, même chez les esquimaux.
Un moyen de conjurer à la fois la crise, la menace de pandémie grippale et de fêter la Chute du Mur ? c'est vraiment fou ! comme Châteauroux ...
Comme de partir d'une histoire de gratte-cul pour aboutir à l'Histoire avec un grand Hache, une petite faucille et un petit marteau.
(Source des images :
http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Fruits/cynorrhodon.htm
http://iconotheque-russe.ehess.fr/photo/10/
http://www.france-cei.com/catalog/product_info.php?produc...
http://locationaberlin.wordpress.com/2008/09/26/le-mur-de... )
05:10 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé publique, ellie vous instruit, chateauroux, indre, 36, cynnorhodon, églantier, vitamine c
dimanche, 06 septembre 2009
Tirons un trait
Sur les traits bretons. Là, je parle de chevaux, bien sûr, les traits bretons sont de gros balourds, magnifiques, dont la race, en voie de disparition, doit être préservée. Enfin, pas dans l'Indre, parce que dans l'Indre, on s'en fout.
Déjà, il n'en restait plus que trois.
Niagara, à gauche sur la photo, a mis deux jours à accepter de monter dans le camion. On l'emmène cet après-midi, en Bretagne, terre de ses ancêtres, mais sa terre natale restera la Vallée de Chambon, à Châteauroux.
Malgré la pétition, les 100 signataires tout rond (et pas tous ronds), la mairie récupère son terrain , inondable, pour en faire ... des friches, apparemment. Ou pire.
Pendant que les squelettes industriels ouvrent leurs fenêtres cassées sur les spectres dégueux de l'immobilier, un nouvel espace naturel est menacé.
Vallée de Chambon, je donne ma main à couper qu'on va pas tarder à terrasser, remblayer et raser les chardons.
Adieu les chevaux, bonjour pavillons .. ou rocade. Les avions ne nous dérangeront plus, leurs réacteurs feront moins de bruit que les camions.
Moi, même si j'irai sans doute pas en Bretagne - trop peur des engelures - je ne vais pas tarder à tirer ma révérence au Berry.
Les choses changent trop vite, ici, et pas pour le mieux.
Je me sens peinée. Il peut faire beau, un dimanche de septembre, allez, c'est un bien triste jour que celui où disparaissent les belles choses.
15:20 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : chevaux, vallée de chambon, indre, 36, chateauroux
jeudi, 27 août 2009
Comme s'il pleuvait en lune montante...
... oui, comme une p'tite poussée de girolles en été, les blogs politiques éclosent, frais et joufflus, multipliant les articles à la vitesse de Lucky Luke trouant une palissade pour rien.
Faut dire que, si on se met sur la pointe des pieds, on aperçoit déjà, à l'horizon, les prochaines élections régionales, de 2010.

Voici venu tout d'abord "Bienvenue à Châteauroux City", blogue sur lequel on respire entre les lignes une fragrance socialiste. Je ne pense pas néanmoins qu'on puisse y voir l'expression de l'organe officiel, ou bien alors, le niveau en orthôgraffe a pas mal baissé à l'ENA depuis la délocalisation. Le blog a beau vanter les atouts du capitaine chef de section Flam (voir à dr... non, à gauche <---) - l'avenir politique de l'Indre ? (sic) - le syle reste un peu artisanal. Mais c'est aussi le côté sympa de l'affaire, disons... J'aime bien notamment "l'Indre futur eldorado gériatrique", c'est alléchant, comme titre.
Le blog existe depuis un mois, ça remonte à la dernière lune montante, il avait plu en juillet, rappelez-vous.

En revanche, pas d'ambiguité pour ECOLO 36 ou "Ecologie en Berry", le titre est variable suivant les pages, allez savoir pourquoi. Un blog multiforme donc, mais unilatéralement VERT ! Avec un grand V et un grand air. Et ce blog est né à la même période que le précédent, c'en est troublant...
Parfois le vert est un peu pâle, et je me suis démonté les rétines (surtout la gauche ^^) à essayer de lire le sommaire, mais bon, je fais rien qu'à me plaindre, de toutes manières.

Vous le saviez, vous , que le collège Rosa Parks à Saint-Jean était si écolo ?
Concernant l'eau, je me méfiais déjà avant. C'est vrai, c'est pas normal d'avoir des hallucinations et des diarrhées vertes après un simple verre de flotte. Ou alors, ça explique la multiplication des médiums berrichons.
On dit souvent que la Pythie vient en mangeant. Dans l'Indre, elle pourrait bien venir en buvant.
D'ailleurs, pour les nitrates, (je ne remets pas le lien, c'est déjà fait dans l'article précédent.. merci pour la pub), c'est le moment ou jamais de se méfier, avec la sécheresse actuelle, vous riquez bientôt d'en voir couler de la poudre, de votre robinet...
22:12 Publié dans Economie, urbanisme, Exprimons-nous !, Un peu de consommation éclairée, Un peu de geek attitude, Un peu d'écologie, Un peu d'ethnologie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : écologie, politique, élections régionales 2010, indre, chateauroux, 36, parti socialiste, les verts
samedi, 15 août 2009
A bas les mûres !
Oui, à bas les mûriers qui piquent, vous déchirent vos beaux vêtements sans se soucier qu'ils soient déjà griffés, et recèlent quantités de bêtes volantes ou rampantes, et en tous cas dégoûtantes ! ce qui fait qu'après une cueillette, vous en avez pour une semaine à vous gratter comme un hérisson pouilleux, hélas. Ce n'est pas très groovy, tout ça.
Oui, cette année, faisons fi des mûres, nous ne sommes pas masochistes, et passons au sureau.
Mais pas n'importe lequel. Si vous voulez consommer du sureau, choisissez-le NOIR. Car il existe deux sortes de sureau (et même plus, si on en croit cette passionnée), et l'un est toxique, alors que l'autre est comestible et même curatif.
Le sureau noir est facile à distinguer de son cousin pas bon : c'est un arbre. C'est à dire que si vous voyez les baies de sureau mais que la base de la branche n'est pas en bois, fuyez !!! Alors que, si les petits grains - dont je parlais hier - poussent sur de vraies branches en bois, vous pouvez y aller.
Il est trop tard pour fabriquer du sirop pour la toux avec les fleurs, puisque celle-ci nous régalent en avril de leur parfum sucré et de leur suave blancheur mousseuse. Mais il est temps de cueillir les grappes d'un rouge profond, presque noir - d'où le nom de "sureau noir " ? - aux ramures vieux rose ou bordeaux qui bordent nos chemins, dans l'indifférence générale.
Pas difficile à récolter, le sureau : il suffit de tordre la tige qui porte la grappe, elle casse facilement, puis vous jetez le tout dans votre panier - ou votre sac Longchamp, si vous êtes BCBG intégriste. Attention, si elle est bien mûre, la grappe a tendance à délester, et les grains écrasés, ça tâche, on peut même en tirer de l'encre... si on y tient. Pas la peine de trier sur place, votre teint délicat risquerait de souffrir de cette exposition prolongée au soleil, vous égrènerez à la maison, à l'ombre, en sirotant votre petit darjeeling, sur un air de Rachmaninov, ABBA ou Beyoncé, si vous êtes R&nB à donf. Oui, bon, ça salit un peu les doigts, mais vous avez un robinet, chez vous ? NON ?
Ensuite, vous rincez, on n'sait jamais, dans un peu d'eau vinaigrée, vous mettez dans une bassine avec autant de sucre (et prévoyez-en pas mal, parce que le sureau, c'est vite ramassé et en un rien de temps, vous aurez réuni quelques kilos, si si je vous assure.)
Vous cuisez, vous passez, parce que c'est plein de pépins, malheureusement, un peu comme les mûres. Perso, je donne un petit coup de mixer dans la bassine avant de passer, ça aide.
Ensuite, un nouveau p'tit tour de bouillon, et hop, dans les pots !!!
Et en plus, c'est délicieux.
Une dernière bonne raison de ramasser du sureau ?
Personne ne le fait, à part vous ! Les gens le prennent pour de la mauvaise herbe ^^, ah, les bêtas ... Ainsi, vous passerez pour un(e) original(e)... que ne donnerait-on pas pour ça ?
Allez bonne chasse ! vous avez du temps : aujourd'hui c'est à la fois les vacances et un jour férié, double raison de fainéanter !
En prime, la recette de la confiture crue, par ma soeurette.
05:00 Publié dans Un peu de cuisine, Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écologie, cuisine, sureau, confiture, gelée, août, chateauroux, indre, 36
jeudi, 13 août 2009
C'est le moment d'y aller
Même si c'est trop tard pour la visite guidée.
Au Jardin de Ville. Y'a de l'ombre, des fleurs, et des canards.
Un peu de teasing :
10:21 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin de ville, chateauroux, indre, 36, écologie, botanique
mercredi, 29 juillet 2009
Le visage de la peur
Oui, ce 16 juillet, j'ai ben eu les chocottes, ça alors... y'a des fois où c'est marrant de passer entre les gouttes, mais beaucoup moins quand elles se transforment en glaçons de la taille d'un oeuf de pigeon... ça faisait à chaque impact le bruit d'une détonation. Non, j'avais vraiment pas envie de trinquer !
Au sud de Vierzon, les trouillards s'arrêtaient sous les ponts de l'A20, risquant la vie des autres en squattant la bande d'arrêt d'urgence.
Le ciel d'un noir de plomb était crépusculaire.
La fin du monde, j'vous. La foudre de Zeus.
Et à l'arrivée à Châteauroux, un calme... olympien. Rien.
Et à ma grande surprise, même pas une bosse sur ma carrosserie.
16:06 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : orage, grêle, 16 juillet 2009, indre, 36, vierzon













