vendredi, 25 septembre 2009
Ce fruit, il a du chien !
Le cynorrhodon, ou "rose du chien", ou, plus prosaïquement, "gratte-cul", est un fruit de circonstance. Je vous conseille fortement d'en cueillir dès la première gelée passée, car il est très riche en vitamine C !
Et donc souverain en cas de grippe !!!!
Il prévient efficacement le scorbut, car il contient 20 fois plus de vitamine C que l'orange et ne pourrit pas, d'où la référence aux marins d'hier : ils pouvaient en emporter pour les voyages au long cours. Sauf qu'ils ne le savaient pas. Ils préféraient aller envahir et démolir la gu... tronche des indigènes qui eux, savaient, mais parlaient pas français, puis de toute manière, i'z'étaient morts.
Bizarrement, je me sens fort peu menacée par le scorbut. Et vous ?
Mais la grippe, ça, ça fait PEUR !
Alors, plus besoin de masques ? de se laver les mains ? gavez-vous donc' de cynnorhodon ! meuh non, je rigoooole, gros dégoûtants ! c'est bein insuffisant, surtout si vous avez la mauvaise habitude d'aller aux toilettes avant de serrer les mimines de tout le monde. Le cynorrhodon ne peut rien pour vous.
Y'a plein de moyens de le déguster, le cynorrhodon, on en met par exemple dans la bière berrichonne, et il existe du sirop berrichon aussi, mais le plus simple est de l'infuser : ça vous fait une jolie tisane rouge, que vous pouvez adoucir avec le tilleul que vous avez eu la bonne idée de récolter en mai ou juin...
Sinon, y'a du suc'... enfin, si la grève à Carrouf s'arrête, parce que ces derniers jours, on se croirait dans un magasin soviétique après la chute du Mur. Dont on va fêter bientôt le vingtième anniversaire, comme ça tombe bien.
Bref, le cynorrhodon, c'est pas cher, et ça peut rapporter gros... enfin, ça ne provoque pas d'émission de carbone à la production, ou si peu - je vous promets que l'églantier est économe et ne délocalise pas en Chine - et y'en a partout, même chez les esquimaux.
Un moyen de conjurer à la fois la crise, la menace de pandémie grippale et de fêter la Chute du Mur ? c'est vraiment fou ! comme Châteauroux ...
Comme de partir d'une histoire de gratte-cul pour aboutir à l'Histoire avec un grand Hache, une petite faucille et un petit marteau.
(Source des images :
http://www.snv.jussieu.fr/bmedia/Fruits/cynorrhodon.htm
http://iconotheque-russe.ehess.fr/photo/10/
http://www.france-cei.com/catalog/product_info.php?produc...
http://locationaberlin.wordpress.com/2008/09/26/le-mur-de... )
05:10 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé publique, ellie vous instruit, chateauroux, indre, 36, cynnorhodon, églantier, vitamine c
dimanche, 06 septembre 2009
Tirons un trait
Sur les traits bretons. Là, je parle de chevaux, bien sûr, les traits bretons sont de gros balourds, magnifiques, dont la race, en voie de disparition, doit être préservée. Enfin, pas dans l'Indre, parce que dans l'Indre, on s'en fout.
Déjà, il n'en restait plus que trois.
Niagara, à gauche sur la photo, a mis deux jours à accepter de monter dans le camion. On l'emmène cet après-midi, en Bretagne, terre de ses ancêtres, mais sa terre natale restera la Vallée de Chambon, à Châteauroux.
Malgré la pétition, les 100 signataires tout rond (et pas tous ronds), la mairie récupère son terrain , inondable, pour en faire ... des friches, apparemment. Ou pire.
Pendant que les squelettes industriels ouvrent leurs fenêtres cassées sur les spectres dégueux de l'immobilier, un nouvel espace naturel est menacé.
Vallée de Chambon, je donne ma main à couper qu'on va pas tarder à terrasser, remblayer et raser les chardons.
Adieu les chevaux, bonjour pavillons .. ou rocade. Les avions ne nous dérangeront plus, leurs réacteurs feront moins de bruit que les camions.
Moi, même si j'irai sans doute pas en Bretagne - trop peur des engelures - je ne vais pas tarder à tirer ma révérence au Berry.
Les choses changent trop vite, ici, et pas pour le mieux.
Je me sens peinée. Il peut faire beau, un dimanche de septembre, allez, c'est un bien triste jour que celui où disparaissent les belles choses.
15:20 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : chevaux, vallée de chambon, indre, 36, chateauroux
jeudi, 27 août 2009
Comme s'il pleuvait en lune montante...
... oui, comme une p'tite poussée de girolles en été, les blogs politiques éclosent, frais et joufflus, multipliant les articles à la vitesse de Lucky Luke trouant une palissade pour rien.
Faut dire que, si on se met sur la pointe des pieds, on aperçoit déjà, à l'horizon, les prochaines élections régionales, de 2010.

Voici venu tout d'abord "Bienvenue à Châteauroux City", blogue sur lequel on respire entre les lignes une fragrance socialiste. Je ne pense pas néanmoins qu'on puisse y voir l'expression de l'organe officiel, ou bien alors, le niveau en orthôgraffe a pas mal baissé à l'ENA depuis la délocalisation. Le blog a beau vanter les atouts du capitaine chef de section Flam (voir à dr... non, à gauche <---) - l'avenir politique de l'Indre ? (sic) - le syle reste un peu artisanal. Mais c'est aussi le côté sympa de l'affaire, disons... J'aime bien notamment "l'Indre futur eldorado gériatrique", c'est alléchant, comme titre.
Le blog existe depuis un mois, ça remonte à la dernière lune montante, il avait plu en juillet, rappelez-vous.

En revanche, pas d'ambiguité pour ECOLO 36 ou "Ecologie en Berry", le titre est variable suivant les pages, allez savoir pourquoi. Un blog multiforme donc, mais unilatéralement VERT ! Avec un grand V et un grand air. Et ce blog est né à la même période que le précédent, c'en est troublant...
Parfois le vert est un peu pâle, et je me suis démonté les rétines (surtout la gauche ^^) à essayer de lire le sommaire, mais bon, je fais rien qu'à me plaindre, de toutes manières.

Vous le saviez, vous , que le collège Rosa Parks à Saint-Jean était si écolo ?
Concernant l'eau, je me méfiais déjà avant. C'est vrai, c'est pas normal d'avoir des hallucinations et des diarrhées vertes après un simple verre de flotte. Ou alors, ça explique la multiplication des médiums berrichons.
On dit souvent que la Pythie vient en mangeant. Dans l'Indre, elle pourrait bien venir en buvant.
D'ailleurs, pour les nitrates, (je ne remets pas le lien, c'est déjà fait dans l'article précédent.. merci pour la pub), c'est le moment ou jamais de se méfier, avec la sécheresse actuelle, vous riquez bientôt d'en voir couler de la poudre, de votre robinet...
22:12 Publié dans Economie, urbanisme, Exprimons-nous !, Un peu de consommation éclairée, Un peu de geek attitude, Un peu d'écologie, Un peu d'ethnologie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : écologie, politique, élections régionales 2010, indre, chateauroux, 36, parti socialiste, les verts
samedi, 15 août 2009
A bas les mûres !
Oui, à bas les mûriers qui piquent, vous déchirent vos beaux vêtements sans se soucier qu'ils soient déjà griffés, et recèlent quantités de bêtes volantes ou rampantes, et en tous cas dégoûtantes ! ce qui fait qu'après une cueillette, vous en avez pour une semaine à vous gratter comme un hérisson pouilleux, hélas. Ce n'est pas très groovy, tout ça.
Oui, cette année, faisons fi des mûres, nous ne sommes pas masochistes, et passons au sureau.
Mais pas n'importe lequel. Si vous voulez consommer du sureau, choisissez-le NOIR. Car il existe deux sortes de sureau (et même plus, si on en croit cette passionnée), et l'un est toxique, alors que l'autre est comestible et même curatif.
Le sureau noir est facile à distinguer de son cousin pas bon : c'est un arbre. C'est à dire que si vous voyez les baies de sureau mais que la base de la branche n'est pas en bois, fuyez !!! Alors que, si les petits grains - dont je parlais hier - poussent sur de vraies branches en bois, vous pouvez y aller.
Il est trop tard pour fabriquer du sirop pour la toux avec les fleurs, puisque celle-ci nous régalent en avril de leur parfum sucré et de leur suave blancheur mousseuse. Mais il est temps de cueillir les grappes d'un rouge profond, presque noir - d'où le nom de "sureau noir " ? - aux ramures vieux rose ou bordeaux qui bordent nos chemins, dans l'indifférence générale.
Pas difficile à récolter, le sureau : il suffit de tordre la tige qui porte la grappe, elle casse facilement, puis vous jetez le tout dans votre panier - ou votre sac Longchamp, si vous êtes BCBG intégriste. Attention, si elle est bien mûre, la grappe a tendance à délester, et les grains écrasés, ça tâche, on peut même en tirer de l'encre... si on y tient. Pas la peine de trier sur place, votre teint délicat risquerait de souffrir de cette exposition prolongée au soleil, vous égrènerez à la maison, à l'ombre, en sirotant votre petit darjeeling, sur un air de Rachmaninov, ABBA ou Beyoncé, si vous êtes R&nB à donf. Oui, bon, ça salit un peu les doigts, mais vous avez un robinet, chez vous ? NON ?
Ensuite, vous rincez, on n'sait jamais, dans un peu d'eau vinaigrée, vous mettez dans une bassine avec autant de sucre (et prévoyez-en pas mal, parce que le sureau, c'est vite ramassé et en un rien de temps, vous aurez réuni quelques kilos, si si je vous assure.)
Vous cuisez, vous passez, parce que c'est plein de pépins, malheureusement, un peu comme les mûres. Perso, je donne un petit coup de mixer dans la bassine avant de passer, ça aide.
Ensuite, un nouveau p'tit tour de bouillon, et hop, dans les pots !!!
Et en plus, c'est délicieux.
Une dernière bonne raison de ramasser du sureau ?
Personne ne le fait, à part vous ! Les gens le prennent pour de la mauvaise herbe ^^, ah, les bêtas ... Ainsi, vous passerez pour un(e) original(e)... que ne donnerait-on pas pour ça ?
Allez bonne chasse ! vous avez du temps : aujourd'hui c'est à la fois les vacances et un jour férié, double raison de fainéanter !
En prime, la recette de la confiture crue, par ma soeurette.
05:00 Publié dans Un peu de cuisine, Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écologie, cuisine, sureau, confiture, gelée, août, chateauroux, indre, 36
jeudi, 13 août 2009
C'est le moment d'y aller
Même si c'est trop tard pour la visite guidée.
Au Jardin de Ville. Y'a de l'ombre, des fleurs, et des canards.
Un peu de teasing :
10:21 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin de ville, chateauroux, indre, 36, écologie, botanique
mercredi, 29 juillet 2009
Le visage de la peur
Oui, ce 16 juillet, j'ai ben eu les chocottes, ça alors... y'a des fois où c'est marrant de passer entre les gouttes, mais beaucoup moins quand elles se transforment en glaçons de la taille d'un oeuf de pigeon... ça faisait à chaque impact le bruit d'une détonation. Non, j'avais vraiment pas envie de trinquer !
Au sud de Vierzon, les trouillards s'arrêtaient sous les ponts de l'A20, risquant la vie des autres en squattant la bande d'arrêt d'urgence.
Le ciel d'un noir de plomb était crépusculaire.
La fin du monde, j'vous. La foudre de Zeus.
Et à l'arrivée à Châteauroux, un calme... olympien. Rien.
Et à ma grande surprise, même pas une bosse sur ma carrosserie.
16:06 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : orage, grêle, 16 juillet 2009, indre, 36, vierzon
jeudi, 23 juillet 2009
Orage du matin ?
Orage du matin... chagrin ? ou "ça fait du bien" ?
Pas de dégâts chez vous, j'espère, mais chez moi, s'il continue à pleuvoir comme ça, je vais devoir cueillir la prochaine fournée de mes framboises avec une échelle...
Depuis que je me suis équipée d'une réserve d'eau d'un mètre cube, il y a trois ans, c'est toujours le même scénario : les 1000 litres sont remplis en 2 jours au mois de mai, durant l'été j'arrive à peine à en utiliser un tiers, vu que c'est jamais la peine d'arroser. Et en octobre, je dois tout vider, pour éviter que ça gèle...
Pourtant, il paraît que les nappes phréatiques sont raplapla. Etrange...
10:26 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : orage, 23 juillet 2009, chateauroux, indre, 36, écologie, jardinage
lundi, 13 juillet 2009
Eté du Berry... été pourri !
La preuve : cette note date d'il y a deux ans presque jour pour jour, puisque c'était le 11 juillet 2007. Quant au mois d'août, il n'est souvent pas mieux. J'ai souvenir d'une visite de Guéret en 2006 qui aura déprimé Bozo le clown et même Casimir, le dinosaure joyeux.
Mais ne soyons pas mauvaises langues, l'année dernière, j'ai beau fouiller dans mes archives, je ne trouve pas trace de flotte en juillet. J'ai juste en travers de la gorge la semaine désastreuse du 15 août, en Corrèze.
Après les 8 jours que nous venons de passer dans l'Indre, entre fraîcheur, vent et même averses, opportunément réservées à ce dimanche : il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts. Pour que l'été arrive. Ou à prier.
Prions pour ne plus jamais errer s'il vous plaît un dimanche après-midi dans les rues désertes de Buzançais.
Ni sur les hauteurs de Palluau à fuir un déluge de flotte.
R'marque, il faisait presque chaud.
On aurait dit la mousson. Pas l'été.
Mais quand c'est qu'il arriiiiiive ???
05:39 Publié dans Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : été pourri, berry, 2009, juillet, chateauroux, indre, 36
lundi, 06 juillet 2009
Marche à l'ombre
Marcher à l'ombre, voilà qui sera un challenge cet été à Issoudun. Et sans doute en sera-t-il de même pour pas mal d'étés à venir.
Il est en effet des berrichons qui ne se réjouissent pas de l'arrivée du Tour à Issoudun. Je ne parle pas de Gérard, pilier du bar "La Belote", ou d'Eugénie, dont les fenêtres de la maison de retraite donnent sur le tracé, ce qui la sortira de sa neurasthémanie pendant quelques jours.
Non, je parle de citoyens dont les racines s'enfoncent profondément dans la terrre du Berry : les arbres...
Non contents en effet de réclamer les subsides préliminaires à leur passage, qui se montent à des dizaines de milliers d'euros en général, les organisateurs du Tour exigent en sus qu'on rabote certains trottoirs, qu'on déplace des bordures, qu'on nivelle le macadam afin de ne pas ébrécher trop de coureurs. Et cela aux frais des riverains, cela va sans dire.
Mais cela ne serait rien à côté des dégâts occasionnés à l'écologie : place de la Croix de Pierre, où les tentes des journalistes de la télé vont devoir être plantées pendant un peu plus de 24 heures, il va donc falloir arracher tous les arbres. Le Tour de France serait-il celui d'Attila ? même l'herbe repousse plus vite qu'un platane !
Il paraît que le massacre est déjà commencé...
09:07 Publié dans Un peu de sport, Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : tour de france, arrivée à issoudun, écologie, indre, 36, 14 juillet 2009
lundi, 22 juin 2009
Victoire... à la Piroplasmose
Voici la missive que je reçus récemment dans ma boîte aux lettres, pas la virtuelle, la vraie du facteur à mobylette :
"Madame Ellie,(c'est moi)
La présente fait suite au mail que vous avez bien voulu déposer sur le site Ville de Châteauroux. Vous attirez notre attention sur la pétition circulant à propos des chevaux qui paissent dans des prairies chemin de Chambon.
Je puis vous informer que la Ville a prolongé la mise à disposition du site aux héritières de M. ...**biiip**... jusqu'en fin d'année. Il n'a jamais été question pour la collectivité que je représente d'exiger la libération des lieux. Notre objectif est au contraire de maintenir l'état naturel de ces espaces."
Et cette conciliante épître est signée pour le maire par Georges RAMBERT, 2ème adjoint et délégué à l'Urbanisme et à la Voirie.
A noter, il ne s'agit pas de M. Régis Tellier, 6ème adjoint, délégué au Développement durable, au Cadre de vie et aux Travaux... eeehhh non. C'est pas que j'aie mes préférences. Mais juste que j'comprends pas que que cet espace champêtre relève de l'Urbanisme et de la Voirie plus que du Cadre de Vie ou de l'écologie.
Donc, si je comprends bien, les chevaux ne sont pas obligés de partir ... avant la fin de l'année. Sauf qu'on est en juin déjà.
Et pas de réponse au sujet des autres chevaux qui sont tous partis.
Ainsi donc, la parcelle reviendra très bientôt à l'état de nature... c'est vrai qu'avec les chevaux c'était bouuuucoup pollué, oula !
Un peu plus loin, au bord de la route et des zautos, y'a un pré tout petit, qu'il a fallu clôturer. Mettre une baignoire pour l'eau. Construire un vague abri en panches de cagettes. Y'a deux petits chevaux qui y habitent, deux petits chevaux pour un tout p'tit terrain.
Mais la Vallée de Chambon, ses grands espaces, sa grange à foin, où il ne reste plus que celui de l'année dernière, déjà moisi, bientôt, sera libre de tout crottin !
Me voilà rassurée, tout plein, oh la la... et vous ?
Enfin, merci à tous ceux qui ont signé la pétition. Ce n'aura pas été en vain. Enfin, presque.
21:14 Publié dans Economie, urbanisme, Exprimons-nous !, Un peu d'écologie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : chambon, vallée de chambon, chevaux, mairie, urbanisme, écologie, chateauroux, 36, indre








