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jeudi, 15 mai 2008

Obligée de vivre

Juste une interruption momentanée de nos programmes pour vous signaler que Châteauroux est dans l'actu aujourd'hui.

C'est malgré tout à Limoges que s'ouvre le procès de Mme Amouriq contre l'hôpital de Châteauroux, qui, il y a 26 ans a ranimé sa fille Elodie contre son gré. Celle-ci est lourdement handicapée et ses parents ont porté depuis ce jour son existence comme un insurmontable charge. Annie Amouriq, désormais veuve, déclare que cela a ruiné leur vie.

 

Je vous laisse découvrir la suite sur France Info.com.

 

J'ai quand même réussi à capter moi aussi un témoignage de Mme Amouriq sur Europe 1. 


podcast
 

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Ailleurs : sur le Post 
sur RTL.fr 
 
 
Citation

"Le combat d'une mère pour la dignité de sa fille

Élodie, 26 ans, ne peut effectuer aucun geste du quotidien. Elle est handicapée moteur et mentale à 100 % depuis sa naissance. : Photo Jérôme Jolivet
Élodie, 26 ans, ne peut effectuer aucun geste du quotidien. Elle est handicapée moteur et mentale à 100 % depuis sa naissance. : Photo Jérôme Jolivet

Mort-née, Élodie a été réanimée à sa naissance contre la volonté de ses parents. Depuis, elle est handicapée moteur et mentale à 100 %. Sa mère attaque l'hôpital de Châteauroux.

Un silence assourdissant. Ce 12 août 1982 lorsqu'Élodie sort enfin du ventre de sa mère, pas un cri ne résonne dans la salle de travail. « J'ai vu le cordon ombilical énorme et vert, j'ai tout de suite compris qu'elle était morte », se remémore Annie Amouriq, 55 ans, sur la terrasse de sa maison de Thouaré-sur-Loire. Le coeur d'Élodie ne bat plus. Le terme de l'accouchement est dépassé d'au moins deux semaines.

« Ne la réanimez pas, je m'y oppose ! »

Le pédiatre du centre hospitalier de Châteauroux entreprend néanmoins un massage cardiaque, intube l'enfant mort-née. « Ne la réanimez pas, je m'y oppose ! », supplie le père d'Élodie. Quelques minutes plus tard, le médecin présente à sa mère exténuée un bébé qui respire : « J'ai réanimé votre enfant : elle sera - ou ne sera pas... mais n'y croyez pas -, totalement handicapée. Elle ne marchera pas, ne verra pas, ne parlera pas,... ».

Plus de vingt-six ans ont passé depuis ce jour. La sentence du pédiatre, terrible, hante toujours l'esprit d'Annie. Et Élodie ne marche pas, ne voit pas, ne parle pas, ne tient pas sa tête droite, ne mange pas seule, bave en permanence, ne peut fermer les yeux face au soleil, crie parfois la nuit, ne supporte pas la voiture, est incontinente, vit recluse avec sa mère...

« Elle est tellement raide que j'ai parfois du mal à l'habiller », souffle Annie à propos de sa « petite chérie », comme elle l'appelle avec tendresse. Élodie est handicapée moteur et mentale à 100 %.

« Je la sauve avec tout l'amour que je peux lui donner », confie sa maman. Afin de pouvoir s'occuper de sa fille 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, Annie a abandonné son travail de secrétaire.

Depuis la mort de son mari en l'an 2000, elle vit des allocations Handicapés pour sa fille et de son allocation tierce personne. Un bien maigre butin en regard des dépenses colossales et indispensables en matériel médical : fauteuil coquille pour polyhandicapé, table de kiné, élévateur de bain, véhicule adapté pour le transport

Annie n'a plus de mots pour dire sa souffrance quotidienne. « De quel droit nous ont-ils imposé tout ça ? », questionne-t-elle aujourd'hui.

Une plainte contre l'hôpital de Châteauroux

Annie, harassée, a donc décidé en 2000 de porter plainte devant le tribunal administratif contre l'hôpital de Châteauroux. Elle entend obtenir réparation pour « assurer la survie matérielle de sa fille » et « préserver la dignité de leur existence ». L'audience a lieu jeudi matin à Châteauroux.

Philippe Meilhac, l'avocat parisien d'Annie Mouradiq, y réclamera un préjudice total estimé par les experts à près de 6 millions d'euros et y dénoncera surtout « les graves lacunes de son accouchement ». « Il n'y avait sur place qu'une sage-femme débutante et aucun médecin pour pratiquer une césarienne », martèle Annie.

L'autre singularité de l'affaire porte sur l'incapacité de l'hôpital de Châteauroux de produire le dossier médical d'Élodie. Disparu, envolé ! « C'est un cas extrêmement rare qui pourrait servir de jurisprudence, insiste l'avocat. Si, à l'avenir, dans des contentieux médicaux, les hôpitaux peuvent se dédouaner en prétendant avoir perdu un dossier médical, c'est très grave ».

Jérôme Jolivet"

Presse-Océan
 
repiqué sur Nantes ma ville 
 

 

Les monstres

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Y'en a qui les appellent comme ça : les monstres. Chez moi, on disait les grozobjets. Dans les brochures, ils disent "lézencombrants".
 
Quand les "z'encombrants" passent, faut voir la veille au soir ce qui décore les trottoirs. Matelas, fenêtres, lessiveuses percées, carrelage, vaisselle cassée... le goût des Berrichons pour la rénovation des maisons est patent. Inlassablement, on remplace, on déplace, on se débarrasse.
Et puis faut savoir qu'il y a plein de verre qu'on ne peut pas mettre dans les bennes pour le recyclage, et qu'il faudrait emporter à la déchetterie : les miroirs, les plats en pyrex, par exemple, provoquent des incidents et des défauts de fabrications dans les usines de verre recyclé.
 
Mais l'hécatombe ces temps-ci touche surtout les grosses télé à tube cathodique. Faut dire que ça tient de la place. On peut pas toujours les mettre des une chambre, pas la peine de penser à la salle de bains, à la cuisine, encore moins au toilettes, quand le bel écran plat trône à sa place, la meilleure, dans le salon. 
Donc, qu'elle fonctionne encore, ou pas, la grosse télé se retrouve débarquée. Sur le trottoir, prenant toute la place.
 
Enfin, par pour longtemps, parce que le soir à 20 heures, on en compte une tous les 50 mètres, et à 23 heures, plus une seule. Des camionnettes, des breaks lestés d'une belle remorque sillonnent en tous sens les rues frappées du signe du ramassage : le tas de trucs divers et en tous genres.
 
Parce que des récupérateurs, il y en a, mais il ne prennent pas n'importe quoi : ils prennent l'électronique, en priorité, l'informatique, la hifi, les vêtements, les jouets pour enfants (les vélos sont denrées rares, ils ne disparaissent pas QUE pendant les zencombrants...), et laissent le bois, les déchets végétaux, les bouts de plastique... Il y en des petits malins un peu doués qui remettent en fonctionnement toutes ces pauvres télés abandonnées et les revendent entre 50 et 100 euros. Et ils ont bien raison. en plus, les problèmes de pouvoir d'achat ne peuvent qu'amener cette petite économie parallèle à se développer.
 
Le reste, je me demande où ça part ... à la déchetterie sans doute. Mais après ?
 
203008625.JPG Objets inanimés. Si vous avez une âme, elle appréciera le recyclage. Guettez le camion du camelot, et faites-lui signe. Aguichez-le un peu. Il vous transformera peut-être en pied de lampe, en châssis de serre (toutes ces belles fenêtres à cadre en bois qu'on jette avec indifférence et qui ont tant de charme)  et vous donnera une seconde vie. Et même de la valeur. 
 
Qui sait ? peut-être vous retrouvera-t-on un jour, rutilant et très cher, au hasard d'une de ces si nombreuses brocantes.
 
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