jeudi, 27 octobre 2011

Ex-Beaulieu

C'est fou que ce que ça rabote et ça défonce ces temps-ci à Châteauroux.

mercredi, 26 octobre 2011

Un Berrichon qui n'est plus à Hollywood

Il était temps que je m'en aperçoive : le seul Berrichon présent à Hollywood (du moins, à le revendiquer sur le oueb 2.0) a quitté le sol béni depuis 2009, vistime de la Crise. Il était en effet salarié chez Corbis et a dû faire ses bagages. L'histoire ne dit pas si les charrettes californiennes sont en forme de limousine...

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Son ex-blog, Un Berrichon à Hollywood

Son nouveau blog, germanique : It's not a cabaret

lundi, 24 octobre 2011

Un pont pas trop loin

IMG_4261.JPGIl sera bientôt (?) tendu entre les deux rives d'un tout petit cours d'eau, mais il permettra de faire un  beau voyage.

Un nouveau jardin est en cours de création chemin de la Baignade, à la place des anciens potagers ouvriers, désaffectés depuis quelques années.

On pourra y accéder par ce nouveau pont directement depuis le petit lac de Belle-Isle.

IMG_4195.JPGEnfin, dans quelques temps, car pour le moment, ce sont les pelleteuses qui sont à l'ouvrage, et l'endroit n'est pas encore fréquentable.

Et il semble que ce ne soit que la première tranche d'un vaste réaménagement programmé sur plusieurs années.

Pourvu quand même que les jolis jardins Marcel Vidal ne soient pas touchés.

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Et qu'on garde un peu à ce joli coin de verdure quelque chose de son aspect échevelé, un peu de sauvage et de nature en pleine ville, c'est si touchant et inattendu.

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Il y a peu encore, quelques années à peine, un champ abritait quelques moutons, on pouvait slalomer entre les citrouilles d'Halloween et les moulins hollandais volés... c'était hier, et c'est déjà un temps révolu.

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dimanche, 16 octobre 2011

Un ex footballeur de la Berri au chômage

Eh oui, le marché de l'emploi n'est vraiment pas florissant à Châteauroux.


Même pour les footballeurs...

Ainsi témoigne Alexandre Bouchard sur le site Rue89

Alexandre Bouchard Berrichonne.jpg

"C'est en mai dernier que tout a basculé pour moi. J'évoluais à Châteauroux en Ligue 2, depuis trois ans. Là-bas, j'étais gardien remplaçant. A trois jours du dernier match du championnat, l'entraîneur, son adjoint et le directeur sportif m'ont soudainement convoqué dans leur bureau. Mon contrat arrivait à son terme. Ils m'ont annoncé qu'il ne serait pas renouvelé pour la prochaine saison.

Ce genre de choses arrivent régulièrement dans le milieu du foot. Nous étions dix joueurs en fin de contrat, un seul a été prolongé. Ce fut une grosse surprise pour moi. Une déception immense. J'étais face à eux, incrédule. J'ai tenté de me défendre. De démontrer ma motivation. Mon envie de m'imposer ici. En vain....

J'étais déçu mais pas inquiet. Je pensais retrouver un club rapidement. Mais depuis, c'est la galère pour obtenir un boulot. A l'intersaison, j'ai eu quelques touches avec des clubs mais au final, rien n'a abouti. Cela n'a pas été facile à accepter. Et maintenant que la saison a commencé, les choses se compliquent encore davantage. Ma seule issue ? La blessure d'un gardien déjà en place...

​Avant ça, tout se passait bien. Ado, j'avais en tête de devenir sapeur-pompier à Paris. Mais à 17 ans, j'ai tapé dans l'oeil d'Alain Olio, le directeur du centre de formation de l'Olympique lyonnais. Une semaine plus tard, il me proposait de rejoindre son centre de formation, l'un des tous meilleurs de France.

Après avoir été choyé, « on se retrouve seul »​​

A l'entraînement, j'ai joué avec des partenaires comme Abidal ou Malouda, galéré face aux coups francs de Juninho, j'ai même été convoqué à Clairefontaine avec les meilleurs joueurs de ma génération. Sans temps de jeu avec les pros, j'ai filé à Châteauroux, où j'ai eu très peu l'occasion de montrer mon niveau.

Basculer dans le chômage, je n'y étais pas préparé. Personne ne l'est. Encore moins dans le football. Dans un club, on est assisté par le staff, entouré de coéquipiers, soutenu par un public et là d'un seul coup, on se retrouve seul. Désarmé. Les contacts avec les anciens coéquipiers se font de plus en plus rares jusqu'à disparaître. Les amitiés solides dans le milieu ne sont pas fréquentes. Sorti du « système », je me rends compte aujourd'hui qu'on vous oublie vite.

Le même quotidien se répète. Le footing et les exercices physiques le matin. Seul. Pour s'entretenir. Puis, l'après-midi, les coups de fil à gauche et à droite pour démarcher les clubs avec l'aide de mon agent. Il y a aussi les appels aux copains dans la même situation pour se refiler des contacts. Se soutenir surtout. Pour ne pas lâcher.

[...]

Mon premier rendez-vous à Pôle Emploi était surréaliste. L'employée était surprise de me trouver ici. Un peu perdue et démunie. Pour ce qui est de la recherche d'un club, elle ne pouvait rien faire. Le football est un milieu à part. Avec ses propres codes. Par curiosité, nous avons regardé dans la base de données si des clubs de foot avaient posté des annonces. Les seuls qui proposaient du boulot étaient des clubs de hockey de petit niveau !


J'essaye de ne pas tourner en rond, je profite de cette inactivité forcée pour m'aérer. Je fuis les matches à la télé. Je suis les résultats, je me tiens informé des performances des copains, j'essaye de suivre l'évolution du marché mais je regarde peu les rencontres. Ma fiancée est enceinte, je profite de cette situation pour rester auprès d'elle.
Le témoignage d'Alexandre, ex gardien remplaçant de la Berrichonne football est éloquent.


Propos recueillis par Renée Greusard, Journaliste